Très, de num., médailles françaises, XLI
poni (?) et Nicolas Maugras (pi. viii-ix). Il est difficile, sinon impossible, de dater ces pièces d':ine façon précise. La plupart du temps il faut se contenter de déterminer une date maxima et une date minima, entre lesquelles on pourra choisir l'époque qui paraîtra la plus vraisemblable. Ce sont là des questions que nous serrerons le plus près possible quand nous en serons à la description de chaque pièce.
En attendant, on voudra bien se souvenir que tous ces personnages ont élé ap|)elés à la cour de France, à l'époque où Candida s'y trouvait lui-même, et l'on sait que quelques-uns d'entre eux, P. de Courthardi, P. de Sacierges et Julien de la Hovcre, par exemple, y ont joué un rôle très important. A la vérité, nous ne pouvons rien affirmer en ce qui concerne Clément de la Rovère et G. des Perriers.
Nous ne trouvons pas le nom de Guillaume des Perriers parmi ceux des conseillers du roi. Mais Candida, qui avait fait jadis, étant attaché à la cour pontificale, la connaissance de Guillaume des Perriers déjà membre du tribunal de la Rote, retrouvait évidemment le vieil auditeur à chacun de ses voyages à Rome. D'ailleurs Guillaume des Perriers, bien qu'enchaîné en Italie par ses fonctions, n'était probablement pas sans retourner fréquemment en France.
Quant à Clément de la Rovère, qui ne joua jamais qu'un rôle secondaire, il est probable qu'il épousa les querelles de son frère, partagea ses disgrâces et l'accompagna dans sa retraite en France: il est probable aussi qu'il vint de loin en loin surveiller son évêché de Mende. Il est donc on ne peut ])lus vrai-
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semblable que Candida et Clément eurent, en France et à Rome, de nombreusesoccasionsdese rencontrer.
A ne considérer que le style de ces médailles, celle de Pierre de Courthardi * paraît la plus ancienne, et c'est celle en effet qui se rapproche le plus par sa dimension, son relief, son grènetis des pièces flamandes.
Ces médailles forment, avec celles de Robert Briçonnet, un groupe qui se relie aux pièces de la période flamande et en même temps à celles de 1503 et 1504, les dernières que nous connaissions de Candida. On y surprend la transition entre le style plus aimable, plus souple, plus orné du jeune médailleur et le style plus ample, plus simple, plus majestueux qui est celui des médailles de Thomas ï^ohier, de Pierre Briconnet et des Valois. On croit surprendre dans ces dernières l'influence des artistes florentins et notamment celle du « médailleur de la cour de Charles VIII 2 ».
Dans tout ce groupe, mêmes lettres, mêmes points sépara tifs en triangle, même modelé. La plupart des pièces portent aux revers une inscription en beaux caractères épigraphiques, disposée en plusieurs lignes. La tendance à la simplification se manifeste par la suppression de la couronne (souvenir des monnaies antiques), qui entourait les devises du revers des médailles de Jean de Palomar (pi. vi, 2) et de Nicolas Ruter (pi. vi, 3). La couronne qui