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Armand, Les médailleurs italiens, t. III, pp

JEAX DE CANDIDA 65

enguirlandait l'écusson d'Antonio Gratia Dei (pi. vi, 1) ne reparait pas non plus, et on ne la trouvera ni autour des armes de Guillaume des Perriers, ni autour de celles de Nicolas Maugras (pi. ix), ni autour de la sculpturale salamandre du jeune François de Valois. Le grènetis, élément de richesse dans Fornementation des médailles, existe dans les pièces des périodes italienne et flamande, il est remplacé par un gros fdet sur les médailles de la série française, sauf celle de Pierre Courthardi, la plus ancienne de celte série, ainsi que nous venons de le dire, la moins grande et aussi la plus semblable par son module aux pièces anciennes.

Nous regrettons de n'avoir pas pu faire reproduire dans l'ordre chronologique toutes les médailles que nous décrirons ; il a fallu nous limiter. Nous avons fait phototyper, d'abord, les deux pièces signées par Candida et celles qu'on peut lui attribuer en toute certitude; ce sont là les points de comparaison indispensables pour les attributions. Ensuite, nous avons ajouté les médailles qui n'ont pas été signalées par M. Heiss, et celles qui n'ont été reproduites par lui que d'après des gravures et des exemplaires absolument défectueux ou restitués.

En dehors d'autres preuves, un simple coup d'œil sur toutes nos pièces suffirait pour établir qu'elles sont bien de la main de Candida; ce sont là en effet comme des anneaux se soudant les uns aux autres et formant une chaîne solide. H y a d'ailleurs une si extraordinaire ressemblance entre celles qui sont contemporaines, que nous avons vu un fin connais-

seur, apercevant la médaille de Julien de la Rovère, la prendre au premier coup d'œil pour le Guillaume Briçonnet, archevêque de Reims, tant l'impression première générale est identique.

La seule pièce, dans cet ensemble, qui diffère des autres d'une façon plus apparente que réelle, est celle de Nicolas Maugras ; en effet, la bordure est formée d'une moulure à profil très élevé, ce qui porte à croire que cette ])ièce a été faite pour servir d'ornement ou être encastrée dans un meuble. Quant à la lettre, aux points séparatifs triangulaires, au style de l'effigie, tout cela est semblable à ce que nous connaissons. D'ailleurs examinez ce surplis; il est d'une technique absolument spéciale, mais identique à celle du surplis qui se voit sur les médailles de Guillaume Briçonnet, de Julien et de Clément de la Rovère. Examinez aussi l'écusson du revers : il a, bien que d'une forme différente, les plus sensibles analogies avec celui du Gratia Dei et du Guillaume des Perriers ; les bords sont relevés et le champ va se creusant en cuvette vers le milieu.

Si nous voulions continuer ces comparaisons de détail, auxquelles nous nous appliquerons quand nous en serons venu à la description des pièces; si nous voulions comparer entre eux, par exemple, les costumes des hommes qui ont exercé des fonctions de judicature dans cette période, tels que Courthardi ', des Perriers^, Sacierges ^et aussi Robert Bri-

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