‹ Jean de CandidaChapitre 6 sur 67 · Casa Filaniiii-ri, tableaux IX, XIX et XXIV · texte numérisé non relu

Casa Filaniiii-ri, tableaux IX, XIX et XXIV

3. Nous passons sous silence ce « Giovanni dclla Candida » (pii é[)(iusa une pelitc-fillc de Giiillauine, conile de Canipobasso, mais resta toujours le serviteur fidèle des princes aragonais. Casa Filangieri, pp. 15(>-l.i9.

4. Casa Filangieri, labl. XXIV. Cf. Ug-helli, Italla sacra, 1721, f' 2(18. .5. Casa Filangieri, pp. 35'i-3J5 et tableau XI.X.

14 n. DK LA Toru

comme secrétaire de Charles VI II, en 1495, et protonotaire apostolique K

Dans ce dernier personnage, il faut indubitajjlement reconnaître notre artiste, qui, après avoir eu le titre de conseiller du roi, en 1491, aurait porté, en 1495, celui de secrétaire-, et obtenu, vers le même temps, celui de protonotaire, en échange, probablement, des services dont nous aurons à parler plus loin.

Quant au fils de Nicolo, c'est à tort qu'on lui attribue les fonctions de secrétaire de la duchesse (lisez du duc) de Bourgogne ; le généalogiste a été induit en erreur par la similitude des noms. Il n'est vraiment pas admissible que deux Italiens, portant un nom inconnu en France et dans les Flandres, aient pu avoir les mêmes aptitudes et les mêmes talents, et remplir des fonctions identiques dans deux cours voisines; car nous allons voir que ce prétendu Jean de Gandida de la cour de Bourgogne a eu le titre de secrétaire et a exécuté des médailles tout comme celui de la cour du roi de France. A supposer cette dualité possible, une appellation quelconque, un surnom serait venu distinci^uer ces deux homonymes qui auraient eu tant d'intérêts à ne pas être confondus. M. le comte Filangieri-Candida s'est rangé à notre opinion dans une lettre qu'il a bien voulu nous écrire.

Ainsi donc, combinant ces deux notices avec les documents publiés par M. L. Delisle, nous retiendrons dès maintenant ([ue le mêuie Giovanni, fds de

1. Casa Fcla/iifieri, pp. I'iô-14(), 15'i, 156 et 355, et tableau XXIV.

2. Claude de Sryssel fut aussi altaclié au Conseil du roi en qualité de secré taire.

Salvatore, patricien de Bénévent, a pu être notaire du royaume; mais qu'il fut certainement secrétaire du duc de Bourgogne, protonotaire apostolique, ambassadeur, conseiller et secrétaire de Charles VIll. Seule, la concession des 400 chars de sel paraît concerner le Giovanni, fils de Nicolo. Nous tirerons parti de ces faits dans le courant de cette notice.

Nous ignorons la date de la naissance de Jean de Candida; mais elle est probablement antérieure à 1450, puisque, d'après la Casa Filangîeii, il était déjà au service de la maison de Bourgogne en 1475. Or, il avait exécuté la médaille d'Antonio Gratia Dei avant de quitter l'Italie, et son titre de secrétaire ainsi que les médailles exécutées en Flandre, celle du mariage de Maximilien et de Marie de Bourgogne, en particulier, démontrent, selon nous, qu'il avait alors au moins 25 ans. En effet, on n'eût pas confié à un adolescent les importantes fonctions de secrétaire ; de plus, toutes les pièces exécutées en Flandre révèlent un maître en pleine possession de tous ses moyens, d'une habileté technique, d'une sûreté de coup d'oeil et d'une maturité de talent qui ne peuvent appartenir à un novice dans l'art de la médaille.

Heiss pense que Candida fut « certainement l'élève ou l'imitateur du Florentin Pollaiuolo, et, probablement, son compatriote ' «. On sait à quoi s'en tenir maintenant sur cette prétendue origine florentine; nous n'insistons pas. Ileiss n'avait, d'ailleurs, étayé son hypothèse que sur cet argument « que, parmi les personnages italiens représentés sur les

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