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16 H. DE LA TOUK
médailles de Candida, ceux dont le lieu de naissance est connu étaient tous Florentins' ». Or, cet argument est absolument caduc, car aucune des trois médailles citées par lïeiss, ne peut être attribuée à Candida.
Ouant à faire de Candida l'élève de Pollaiuolo, c'est chose également inadmissible, cette affirmation n'ayant pour base que l'attribution, par le même auteur, à Candida, de la médaille de Philippe de Médicis aui)aravant « attribuée, mais sans preuves, à Antonio de Pollaiuolo ' )\ Il est bien clair que si cette attribution à Pollaiuolo n'est pas prouvée, on n'en peut tirer argument pour prétendre que Candida, véritable auteur de la médaille d'après A. Heiss, est élève de Pollaiuolo. Mais il y a plus, l'attribution de cette pièce à Candida ne résiste pas à un examen attentif de l'ensemble de l'œuvre de ce médailleur ; c'est ce que l'on verra plus tard.
Mais, si Candida n'appartient pas à l'Ecole florentine, quels ont été ses maîtres, dans quel milieu a-t-il d'abord vécu ?
La question est délicate. Si nous l'étudions en ce moment, avant même de commencer l'examen des médailles et du style de Candida, c'est que cette étude préalable des premières médailles de notre artiste et de son portrait, nous permettra d'arriver, avec l'aide des documents, à savoir quelles furent ses premières fréquentations artistiques et littéraires et l'une de ses premières résidences.