‹ Jean de CandidaChapitre 61 sur 67 · Paradis], Trattato délie ar mi gentil! zie, p · texte numérisé non relu

Paradis], Trattato délie ar mi gentil! zie, p

En ce qui concerne le type, pas d'hésitation ; c'est bien Candida qui a créé cette fantaisiste salamandre qui tient beaucoup plus du quadrupède que du reptile. Elle n'a rien de commun, en effet, avec cette sorte de petit lézard qu'est en réalité la salamandre, que l'on trouve représenté sur les manuscrits du moyen-âge et qui se voit aussi sur les monnaies de Frédéric 11 de Gonzague, avec la légende : QVOD HVLG DEEST ME TORQVET. On peut se dem'ander si Candida ne s'est pas inspiré pour cette création des lévriers qui figurent si souvent, au xv" et au xvi" siècle, sur les pierres tombales françaises, la tète retournée et les yeux en haut, couchés sous les pieds de leur maître ^

La salamandre a pu être choisie comme devise, avant François I, par tel ou tel personnage ; mais ce n'a été que d'une façon transitoire. Pour ce qui est de François 1, elle lui est devenue tellement propre^, qu'elle a pu servir à le désigner avec autant de netteté que l'aigle à deux tètes désignait l'Allemagne ; la guivre, les Sforza ; l'ours, les Cantons suisses; et plus tard, le soleil, Louis XIV. On peut donc dire que, pour le choix de la sentence et du type tout aussi bien que pour la réalisation artistique de ce dernier, Candida a eu un succès aussi complet qu'il pouvait le désirer.

1. Voir, par exemple, dans Guilhermy, Les inscriptions de France, t. I, pi. II et p. 82, et t. III, p. 407.

, 2. On lisait ce distique sur une tapisserie :

Ursus atrox, aquilae truces et tortilis anguis Cesserunt flammBe, salamandra tuae.

(Koehler, loc. cit.)

LOUISE DE SA VOIE ET MARGUERITE D'ANGOULÊME (Planche XIII, n» 16.)

- LOYSE - DVCHESSE -DE VALOIS- COM- TESSE - DANGOLESME ; filet autour de la légende. Buste de Louise de Savoie, à droite, en costume de veuve, coiffée d'un ample chaperon couvrant une partie du visage et tombant sur les épaules, avec un pan plus long sur le dos. Les cheveux et le front sont cachés par un bandeau qui descend jusqu'aux sourcils '.

^. - MARGUERITE - FILLE - DE - CHARLES -COMTE - DANGOLESME ; filet autour de légende. Buste de Marguerite d'Angoulême, à droite, la tête couverte d'une coi fié à templette dégageant le front et les cheveux, et par dessus d'un petit chaperon dont le pan de derrière, long et plissé, ressemble à un voile. Elle est vêtue d'une robe à corsage plat, taillé carrément, très ouvert à l'encolure, laissant voir la gorgerette et le tour de la pièce'.

Collection Valton, bronze; diamètre, 66 millimètres.

B. de Montfaucon, Les monuments de la mon. fr., pi. CCXXVIU, n" 1. — Heraeus, Bildnisse, etc., pi. LIX, 3. — Trésor de num., méd. françaises, I" partie, pi. VII, n" 3. — Armand, t. II, p. 141, n° 13. Vente Badeigts de Laborde, 18 janvier 1869. — Magasin pittoresque^ t. VI, p. 273.

1. Comparez cette effigie avec le portrait de la collection Gaignières (t. VII, foi. 59), publié par P. Lacroix, dans son Louis XII et Anne de Bretagne.

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