‹ Jean de CandidaChapitre 66 sur 67 · Armand, loc. cit., t. II, p. 9, n · texte numérisé non relu

Armand, loc. cit., t. II, p. 9, n

2. A Heiss, Re^'. niim., 1890, pi. XIII, 3, et pi. XVI, 1 et 2 ; pp. 458-459,

confirmée par l'autorité d'Armand K et d'ajouter de son propre chef une troisième pièce ejusdem f'arinœ.

Ce groupe est parfaitement homogène, et, si l'on ,eii juge par la gravure de Litta reproduite par A. Heiss, le Francesco Accolti ne détonne pas à côté des deux Canacci. A ce groupe, il faut ajouter une quatrième médaille, non signalée par Heiss dans son article, celle d'un certain Giuliano Canacci -'.

Voici comment on a procédé à l'exécution de ces quatre pièces. A une époque quelconque, impossible à déterminer à cause de la barbarie du style, à la fin du XVI® siècle ou au xvii^, si l'on veut, un goujat, désireux de confectionner une petite galerie d'ancêtres pour la famille Canacci et de rappeler une illustration chère aux Accolti, s'est procuré des moulages de médailles communes ; puis, au moyen d une pointe grossière, d'un vieux clou, il a défiguré l'effigie avec une férocité qui n'a rien respecté, et cela fait, il a remplacé la légende primitive, par une légende nouvelle d'une sauvagerie parfaite.

Nous avons retrouvé tous les prototypes de ces pièces. C'est ainsi que le Francesco Accolti n'est qu'un Robert Briçonnet consciencieusement démarqué; le Giovanni Canacci est un Giovanni Lodovico Toscani défiguré, avec le Marcel sine adversario virtus de Briçonnet ; la célèbre pièce de Louis XII et

1. Très, denum., méd. fr., 1" partie, pi. XLI, L. <( Fr. Accolti et G. Canacci sont de la même main que Robert Briçonnet ». — Armand, t. II, p. 85. Briçonnet « parait être de la même main que les médailles de Francesco Accolti et Giovanni Canacci ».

2. Armand, t. III, p. 247, D. — A. Heiss, Les Medailleurs italiens, Florence, 2' partie, pi. XVIII, n" 6. — C(. Le Gallerie nazionali italiane [\" année, Rome, 1894, in-4°, pp. 51 et 52), où les trois médailles de Giovanni, de Giuliano et d'Antonio Canacci sont attribuées à Sperandio.

d'Anne de Bretagne est devenue (A. Heiss en a déjà fait la remarque) la médaille d'Antonio Canacci et de Filippa Stufa ; enfin, le Victorien de Feltre de Pisanello a été transformé en un Giuliano Canacci, dont le revers porte un horrible palmier accompagné de la légende suivante : ITA ET VIRTVS. De ces métamorphoses, nous retenons, du moins, un fait intéressant et bien constaté, la vogue du Guillaume Briçonnet de Candida.

(F). Pierre Briçonnet.

PETRVS • BRIÇONNET • MILES • FRANCIAE • GE- NERALIS* Buste de Pierre Briçonnet, à droite, en béret, cheveux et favoris longs et frisés ; au dessous : M'CCCCC-IIl.

R'. DITAT SERVATA FIDES. Deux Génies nus, debout, portant une corne d'abondance '.

C'est à dessein que nous avons laissé de côté cette pièce admise comme authentique par les auteurs du Trésor de numismatique et par Armand. Elle est admirablement conservée, et ce parfait état de conservation, a fait rejeter par Aloïss, Heiss ^ la seule pièce authentique, celle de notre planche XIII. La médaille que nous venons de décrire a été gravée vers le commencement du xvii^ siècle ; la tète est copiée sur celle de Pierre Briçonnet, le costume sur celui, mal compris, de Thomas Bohier, Nous sommes ici en présence d'une simple restitution.

1. Très, de niim., méd. fi-., l''" partie, pi. XLIII, n" 4. — Armand, t. II, p. 143. n» 18.

2. K. Heiss, Rei>. niim.. 1890, pi. .\V, n° 2, et pp. 460-461, 476-477.

Plusieurs choses auraient pourtant dû attirer l'attention : 1" la frappe, en i503, d'une pièce d'un tel module et d'un tel relief, bien avant l'introduction en France des engins d'origine allemande ; 2° le style ; 3" le fait d'avoir employé, pour Pierre Briçonnet, une devise qui appartenait en réalité, selon Guy Bretonneau, à son frère Guillaume, l'archevêque de Reims.

(G). François I.

FRAN.DVX- VALESIE COM • ENGOLESME. Buste, à droite, en tout semblable comme disposition à celui de la médaille de Candida.

W- +VITA + ET+MORS. Salamandre, à droite, au milieu des flammes ; copiée sur celle de Candida ^

Bronze, Cabinet de France ; 32 millimètres de diamètre.

Cette médaille est une œuvre suffisamment distinguée pour mériter, au premier abord, d'être attribuée à Candida; cependant elle n'est qu'une copie de la médaille de 1504. Elle a un certain charme, il est vrai, une certaine élégance; mais tout cela n'est pas sans quelque banalité aussi ; et nous ne retrou-

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