Réf. nnmisni., p. .'i
2. A. Heiss, Rcu. nurnism., p. 'i73. — Cf. L'ebcrsicitt dfr Kiins/usloiiscfien Sammlungen des Allerliiiclislen Kainerhaitses, Vienne, 181tl,in-8°, p. loi.
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Selon nous, Candidase rattache, par le style de ses médailles, à cette école mantoiiane composée de maîtres tels que Ciistolbro Geremia, Melioli, Lysijipc, dont les deux premiers travaillèrent pour le pape, les grands dignitaires de TEglise et les clercs de la cour pontificale. Une attentive comparaison entre les premières œuvres de Candida et celles de ces médailleurs, celles de Lysippe surtout, que Ton peut considérer comme son maître et son ami, le démontrent ]:)leinement. Plus tard, il se laissa impressionner par la facilité et la puissance des -œuvres de Nicolo Fiorentino et autres Florentins des dernières années du xv" siècle.
l'ORXn.VIT DE JEAN DE CANDIDA
La charmante médaille ovale « où, d'après ïleiss, Jean de Candida s'est représenté lui-même », est certainement une des pièces les plus séduisantes de la
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Renaissance italienne'. Mais est-elle bien de la main de Candida? C'est plus que douteux. Par la disposition et l'entente générale des plans, par la coupe caractéristique du buste en forme de croissant, par le type de certaines lettres (des C et des S particulièrement), elle diffère des œuvres de Candida et se rapproche de celles de Lysippe.
Ce dernier médailleur, malheureusement trop peu connu et apprécié, qui travailla pour Sixte l\ , imitait, dans ses revers, les médailles antiques et se piquait de littérature grecque, inscrivant par exemple le mot EAniIEl au revers de la médaille de G. -F. Marascha, ou bien signant en lettres grecques la médaille du professeur de grec , Marinus Phileticus. Ce qui nous intéresse davantage, c'est qu'il était lié avec une foule de jeunes humanistes plus ou moins tonsurés et appartenant à la chancellerie ou à la cour pontificales. C'est, en effet, dans ce milieu, que sont pris la plupart des personnages représentés sur ses médailles; tels sont : le jeune Giulio Marascha, auquel il donne le titre d'ami et dont la pièce porte au revers cette couronne avec inscription en plusieurs lignes qui fut imitée par Jean de Candida^; Giovanni Francesco Marascha, acolyte apostolique et abréviateur, plusieurs fois cité par Burchard ^; le Milanais Toscani, jurisconsulte, orateur et poète^, attaché à la chancellerie pontificale comme avocat et
1. A. Heiss, Rei'. nuinism., 18',)0,p. 'i62, — AniiaiKl, Les mcduilleius ila/h-ns, 2°édit., t. II, p. 85, n»9.
2. Armand, loc. cit., I, p. 55, n°2. Cf. Friedlaendcr, Juhrbuch der h'onigtick Preussiscfien Kunsfsammliingen, 1881, pp. 188-184.
3. Diarium, édit. ïhiiasnc, pp. 320, 319, 175. Armand, I, p. 55, n° 3.