‹ Jean de La Fontaine; cours libre professé à l'Université de StrasbourgChapitre 4 sur 105 · AVANT-PROPOS XI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XI

fut alors que, Pierre Bûcher et moi, nous conçûmes le projet d'une Société des Amis de l'Université. Au bout de trois années, tout devait s'accomplir comme nous l'avions prévu : l'Université est maintenant une des premières de France, et ses Amis travaillent sous la présidence du Président Poincaré. C'est aussi en 191 5 que, pour la première fois, je me suis dit qu*il me serait infiniment agréable de faire un cours à Strasbourg; je me le suis souvent répété pendant et depuis la guerre.

J'ai cependant hésité avant de demander cette faveur au Conseil de l'Université. Dans les mois qui suivirent l'armistice, l'enseignement de la littérature française a été inauguré par un maître éminent dont tout le monde admire la vaste érudition et le goût délicat. Je sais avec quel empressement non seulement les étudiants, mais tout le public lettré de Strasbourg suit les leçons de M. Cohen, de M. Gillot, de M. Lange. D'autre part, je connaissais le dessein qu'avait formé mon illustre ami Maurice Barrés, de réclamer votre hospitalité et de vous apporter la somme de ses recherches et de ses méditations sur le Génie du Rhin. Je n'ignorais pas que M. le lieutenant-colonel de Witt-Guizot avait l'in-

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