I. Élégie ni
Je n'importunois pas au moins par mes services; Pour moi le monde entier étoit plein de délices. J'étois touché des fleurs, des doux sons, des beaux jours ; Mes amis me cherchoient, et parfois mes amours*.
Mais ces élégies n'écartent pas le voile qui nous dérobe le visage de la véritable Clymène. Nous y voyons seulement qu'elle s'acharnait à offrir son amitié à tous ses soupirants. Elle l'avait offerte à un de ses amants qui, depuis, était mort; elle l'offrait à La Fontaine en lui tenant des discours peu faits pour apaiser son chagrin et sa jalousie.
« Je porte, dites-vous, malheur à ceux que j'aime.
Le Ciel dont la rigueur me fut toujours extrême,
Leur fait à tous la guerre, et sa haine pour moi
S'étendra sur quiconque engagera ma foi.
Mon amitié n'est pas un sort digne d'envie.
Cléandre, tu le sais, il t'en coûte la vie.
Hélas! il m'a longtemps aimée éperdûment;
En présence des dieux il en faisoit serment :
Je n'ai réduit son feu qu'avec beaucoup de peine-. >
D'ailleurs cette Clymène avait des rivales à Paris. Nous en connaissons au moins une par son nom, c'est Claudine Colletet.