‹ Jean de La Fontaine; cours libre professé à l'Université de StrasbourgChapitre 89 sur 105 · Simonide préservé par les dieux · texte numérisé non relu

Simonide préservé par les dieux

A restaurer cette fraternité de l'Olympe et du Parnasse, La Fontaine travailla de son mieux. Il loua son roi, — gratuitement. Il loua les « dieux », mais avec plus de profit.

Il avait commencé par les « déesses », et il avait dédié à M^^ de Montespan le second recueil de ses fables.

C'est de vous que mes vers attendent tout leur prix :

Il n'est beauté dans nos écrits [traces ^

Dont vous ne connoissiez jusques aux moindres

Puis ce fut le tour de celle qui supplanta M"^ de Montespan, M"'' de Fontange, dont l'abbé deChoisy disait qu'elle était « belle comme un ange et sotte comme un panier ». La Fontaine, assurait que toutes les déesses de l'Olympe l'avaient faite à leur image :

Pallas y mit son esprit si vanté,

Junon son port, et Vénus sa beauté,

Flore son teint, et les Grâces leurs grâces^.

Maintenant, les « dieux » de sa vieillesse, c'étaient les Conti et les Vendôme.

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