Simonide préservé par les dieux
A restaurer cette fraternité de l'Olympe et du Parnasse, La Fontaine travailla de son mieux. Il loua son roi, — gratuitement. Il loua les « dieux », mais avec plus de profit.
Il avait commencé par les « déesses », et il avait dédié à M^^ de Montespan le second recueil de ses fables.
C'est de vous que mes vers attendent tout leur prix :
Il n'est beauté dans nos écrits [traces ^
Dont vous ne connoissiez jusques aux moindres
Puis ce fut le tour de celle qui supplanta M"^ de Montespan, M"'' de Fontange, dont l'abbé deChoisy disait qu'elle était « belle comme un ange et sotte comme un panier ». La Fontaine, assurait que toutes les déesses de l'Olympe l'avaient faite à leur image :
Pallas y mit son esprit si vanté,
Junon son port, et Vénus sa beauté,
Flore son teint, et les Grâces leurs grâces^.
Maintenant, les « dieux » de sa vieillesse, c'étaient les Conti et les Vendôme.