‹ Jean de La Fontaine; cours libre professé à l'Université de StrasbourgChapitre 90 sur 105 · Épître à M"'" de Fontanges, v. 112 et suiv · texte numérisé non relu

Épître à M"'" de Fontanges, v. 112 et suiv

Pour les Gonti, les neveux du grand Gondé, il a composé des dédicaces, des épîtrcs, des épithalames. A l'aîné, Louis-Armand de Gonti, il a envoyé un opuscule, intitulé : Comparaison d'Alexandre^ de César et de Monsieur le Prince^ qui est de sa prose la plus belle et la plus solide. De la veuve de Louis- Armand, fille de Louis XIV et de M"' de La Val lière, il a tracé ce ravissant portrait :

Conti me parut lors mille fois plus légère Que ne dansent au bois la nymphe et la bergère; L'herbe l'auroit portée; une fleur n'auroit pas Reçu l'empreinte de ses pas *.

Quant au plus jeune, le prince de la Roche-sur- Yon, qui devint prince de Gonti après la mort de son frère, La Fontaine lui a dédié le Milan ^ le Roi et le Chasseur, et lui a adressé des lettres rimées, alertes et spirituelles.

Les Vendôme, arrière-petits-fîls de Henri IV et de Gabrielle d'Estrées, étaient, par leur mère, Laure Mancini, neveux de la duchesse de Bouillon, qui elle-même était cousine des Conti. La Fontaine était donc en pays de connaissance au château d'Anet où le duc tenait sa cour. Il retrouvera la même

Page 1