‹ Jean de La Fontaine; cours libre professé à l'Université de StrasbourgChapitre 92 sur 105 · III. — DANS LE PARC DE BO IS- LE- VICO MTE · texte numérisé non relu

III. — DANS LE PARC DE BO IS- LE- VICO MTE

La Fontaine trouva sur son chemin une seconde La Sablière. Françoise le Rogois de Bretonvilliers avait épousé le financier d'Hervart. Elle était d'une rare beauté. Le mutuel amour des deux époux émerveillait La Fontaine. « Comment, écrivait-il, M. d'Hervart cesseroit-il d'aimer une femme souverainement jolie, complaisante, d'humeur égale, d'un esprit doux et qui l'aime de tout son cœur^? » jy^me d'Hervart entoura le vieux poète de soins et d'affection. Elle le chapitrait sans sévérité, car la société des Hervart n'était pas bégueule, et un des familiers de la maison, l'abbé Vergier, composait des contes auprès desquels ceux de La Fontaine peuvent passer pour édifiants. La morale que la jeune femme prêchait à son ami était donc indulgente. Elle eût seulement voulu mettre un peu de décence dans cette existence désordonnée, obliger La Fontaine à porter un habit moins troué, le décourager d'aller chez les « Jeannetons », le retenir auprès d'elle à la campagne, dans son château de Bois-le-Vicomte. C'était peine perdue : notre homme aimait tendre-

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