‹ Jean de La Fontaine; cours libre professé à l'Université de StrasbourgChapitre 96 sur 105 · I. La captivité de saint Maîc, v. 205 et suiv · texte numérisé non relu

I. La captivité de saint Maîc, v. 205 et suiv

Il avait beaucoup raillé le clergé, les moines et les nonnes : ses contes les plus licencieux se passent au couvent. Il se moque un peu de nous, quand il allègue, pour son excuse, le dérèglement des religieux et des religieuses :

Si vous teniez toujours votre bréviaire, Vous n'auriez rien à démêler ici \

En réalité, il ne fait que suivre l'exemple de ses maîtres Boccace, Marot, Rabelais et tous les vieux conteurs; il le suit sans scrupule, sans remords.

Il avait eu sous les yeux bien des spectacles qui eussent pu troubler sa philosophie anacréontique : Racine avait quitté le théâtre et la Champmeslé pour se réconcilier avec Port-Royal et épouser Catherine de Romanet; M'""' de La Sablière s'était retirée aux Incurables, et expiait dans une vie pénitente les péchés de la chair et de l'esprit; Condé avait fait ses Pâques après dix-sept ans d'irréligion et mourait pieusement; Louis XIV épousait M""' de Maintenon; enfin les courtisans.

Peuple caméléon, peuple singe du maître,

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