I. Le Psautier, v. kj et suiv
donnaient dans la dévotion ou l'hypocrisie. Ces changements l'avaient surpris; mais il était aussi incapable de dévotion que d'hypocrisie. Tout ce qu'il demandait au Ciel était de rester « amoureux et bon poète » jusqu'à quatre-vingt-deux ans. « C'est du Ciel, expliquait-il, dont il est fait mention au pays des Fables que je veux parler : car celui que l'on prêche à présent en France, veut que je renonce aux Chloris, à Bacchus et à Apollon.... Je concilierai tout cela le moins mal et le plus longtemps qu'il me sera possible ». Il se promettait donc de continuer à servir les trois divinités « et ce qui s'ensuit; avec la modération requise, cela s'entend* ».
Jusqu'à l'heure de la grâce, il avait été tel que lui-même s'était dépeint dans une jolie lettre à Saint-Evremond :
« Je ne suis pas moins ennemi que vous du faux air d'esprit que prend un libertin. Quiconque l'affectera, je lui donnerai la palme du ridicule.
Rien ne m'engage à faire un livre ;
Mais la raison m'oblige à vivre En sage citoyen de ce vaste univers; Citoyen qui, voyant un monde si divers,