‹ Jean de la ReoleChapitre 2 sur 27 · DE LA R · texte numérisé non relu

DE LA R

plus tapageurs une chasteté relative. La préoccupation du du ue s'y faisait sentir

qu*à demi, et les chairs vivaient on bonne intelligence avec les draperies. Discrétion au moins singulière à cette époque de licence! plafond, qui aurait pu soutenir la comparaison avec les plus splendides peintures de Versailles, était signé Robin.

■ public était digne du théâtre.

Toutes les familles historiques de la province étaient représentées : de Gourgues, de hamont, de Piis, de Gères, de Blanquefort, la Faurie de Monbadon, de Barbezières, de Darche, de Marbotin, de Castelnau," de Montchenil, de Brivazac, de Virelade, de Carrière, de Rauzan, de Laliman, de Mauvezin, de Bourran, de Rolly, de Lamolère, de Tournon, de Peyronnet. de Montferrand, de Dupérier de Larsan, de Puységur, de Montesquieu, de Bourdillon, etc., etc.

Le barreau, qui a été de tout temps une le Bordeaux, le barreau était au 1 complet ; c'étaient des avocats auxquels ervait des rôles importants: les ie, les Ferrère, les de Sèze, les Ravez

les Brochon, les Martignac, les Emerigon, les Dupaty.

Les familles Balguerie, Stuttenberg, Fenwick, Ez eleta, Brown, Chabarrus personnifiaient le haut commerce.

Ça et là, des célébrités diverses: Azevedo, le musicien amateur, professeur du jeune Garât ; Richaud Martelly, l'auteur des Deux Figaro ; Journiac de Saint-Méard, qui a écrit plus tard le récit de son Agonie de vingt quatre heures à la prison de l'Abbaye. Ici, le remuant marquis de Saint-Marc qui, quelques années auparavant, s'était immortalisé à bon compte, avec un quatrain prononcé au couronnement de Voltaire, lors de la représentation d'Irène. Ancien officier aux gardes, le marquis de Saint-Marc s'était fixé à Bordeaux, oùLouisavaitconstruitpour lui unpetit hôtel sur le cours d'Albret (qu'on voit encore) et, ce soir-là, comme à une autre représentation d'Irène, il cherchait partout un auditeur pour lui réciter une épître qu'il venait d'adresser le matin à son architecte, et dont voici le début :

ur enfin, Louis, au temple de mémoire, Voit inscrire ton nom et tes nobles travaux I nevenx, ainsi que l'histoire,

Ne pourront parler de Bordeaux Sans parler aussi de ta gloire...

Dans une loge, od remarquait le duc de Fronsac, le fils du maréchal, de passage à Bordeaux.

Od ue comptait pas les jolies femmes.

Ruisselantes de bijoux, elles portaient sur leurs blanches épaules des fortunes considérai il

Tout ce monde attendait le bon plaisir du gouverneur. Enfin, une rumeur plus grande que les autres annonça sa présence. Lemarèchal de Richelieu faisait son entrée dans la loge du gouvernement, escorté d'une suitenombreuse. Il était vêtu magnifiquement, selon son habitude. Il avait au cou le collier du Saint-Esprit et le grand cordon en sautoir; il était coiffé d'un vaste chapeau à, plumes blanches.

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