‹ Jean et Sébastien Cabot [microforme]Chapitre 22 sur 219 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

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voyons si une interprétation légale de documents précis, positifs et authentiques ne permet pas d’arriver à une conclusion certaine.

La pétition adressée à Henry VII en 1496, est libellée au nom de Jean, de Ludovic, de Scbastien et de Sanche Cabot; et Jean, leur père, n’y agit pas en qualité de tuteur légal de ses enfants. Ces derniers, au contraire, figurent dans l'acte en leur capacité personnelle. Les lettres-patentes octroytes le $ mars 1496 reconnaissent aussi le caractère individuel et distinct des quatre donataires. Le privilège ne leurest pas accordé conjointement; et aux termes du dispositif, il appartient à Jean, à Ludovic, à Sébastien, à Sanche, à leurs héritiers et mandataires : « dilectis nobis Johanni Cabotto civi Venctiarum, ac Lodovico, Sebastiano et Sancto, filiis dicti Jobannis, et corum ac cujuslibet eorum bæredibus et deputatis'. »

En dehors du caractère de majorité et de capacité que d’une façon générale la concession de ces lettrespatentes suppose dans les quatre concessionnaires, on remarque que ce document spécifie ou implique des privilèges qu’en droit anglais, il fallait être majeur pour exercer” : par exemple, contracter, nommer des mandataires, administrer des immeubles, exercer la justice, accorder des licences.

On ne peut non plus dire que Henri VII de par

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