Cartes anglaises du capitaine Ba nos 1437 et
2. I y a au Canada deux caps Percé. Celui qui se trouve sur la côte NE, de l'ile du cap Breton, et un autre situé dans la baic de Gaspé, près du mont Joli ou cap Tiennot (Bouchette, Topogr. Dict, of Lover Canada. Lond., 1852, in-4). C'est le premier de ces deux caps qui est le nôtre, d’après la carte de Bayfield précitée,
yfeld et de l'Hydrographie française,
Le critique, cependant, n'a pas qualité pour corriger un monument graphique avec des hypothèses. Il doit prendre une carte telle qu’elle est, l'interroger le compas en main, noter les différences, relever les légendes cet laisser les noms où il les trouve. Or, c'est bien sur la lisière de l'île du cap Breton, à la pointe extrême, au nord-est, qu'on lit la phrase: @ prima tierra uista », et c’est en cet endroit que nous devons la laisser. La transposer plus au nord cet à l’ouest, serait arbitraire, car rien ne prouve que Cabot, comme la plupart des cosmographes et des marins du xvi siècle, ait noté ou même jamais connu la longue aiguille, qui, partant du port Dauphin, s’élève en ligne droite jusqu'au cap North.
C’est donc au cap Percé, et nulle part ailleurs, que selon la carte de 1544, Jean et Sébastien Cabot ont atterri, c'est là que, les premiers entre les navigateurs du xve siècle, ils auraient foulé le si du continent américain, et planté les bannières de Saint-Georges et de Saint-Marc, le samedi 24 juin 1497, à cinq heures du matin'.
Cette analyse repose sur la présomption que les profils de la mappemonde de Cabot proviennent de documents cartographiques contemporains de la découverte. Peut-on cependant affirmer ce fait, et voir