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noon otherwise, » Aussi ne croyons-nous pas, malgré l'expression employée par Puebla et Ayala ', que les cinq navires furent expédiés aux frais de Henry VII, dont l’avarice ctait notoire.
A l'inverse de la première expédition, celle-ci partit peu de temps après la concession des lettrespatentes, lesquelles furent octroyées le 3 février 1498. Le registre des dépenses privées de Henry VII mentionne de petites avances faites à des Anglais qui se rendaient à la « Nouvelle Terre » et à la « Nouvelle Ile *. » Ces émargements sont des 22 mars et 1 avril 1498.
Pedro de Ayala, dans sa dépêche du 25 juillet 1498, rappelle le voyage accompli l’année précédente : « el año passado le truxo certenidad que havian ballado tierra, » et parlant ensuite de celui-ci, il ajoute qu’on espère le retour des voyageurs pour septembre 1498 : «sperase seran venidos para el Setiembre. »
Un des navires, battu par la tempête, fut obligé de revenir chercher un refuge dans un port d’Irlande*.
1. « El Rey de [nglaterra embio cinco naos » ; Append. XII et XIII.
2,« HENRY VII, 1498, March 22, To Lanslot Thirkill of London, 1pon a Prest for his shipp going towards the new Ilande, L. 20. — Ilem delivered to Launcelot Thirkill going towards the new Ile in Prest, L. 20. — April I. Item to Thomas Bradley and Louncelot Thirkill going to the new Isle, L, 30. — To John Carter going to the newve Ile in reuwvard 40, $. » Excerpta Historica, London, 1831,in-8, p. 116, 117.
3. « Ha venidonueva, la una en que iva un otro Fai (sic pro Fray?) Buil aporto en Irlanda con gran tormento rotto el navio. » Appendice XIII, Quel peut être cet homonyme du fameux moine catalan qui le premier célébra la messe au Nouveau-Monde en 1494, ou bien ne serait-ce que le même Bernardo Buïil ?
C'est tout ce qu'on sait de ce voyage. Nul ne peut dire quand Cabot revint en Angleterre, ni quels furent les résultats de cette seconde expédition, — la dernière, ce semble, à laquelle Jean Cabot ait pris part.
Nous ne voyons qu'une donnée susceptible d’être rattachée au voyage de 1498.
La carte de Juan de la Cosa, le lecteur se le rappelle’, fut dressée en l'an 1500. On y remarque une ligne de pavillons anglais échelonnés surune étendue de côtes incompatible avec ce que nous savons du voyage de 1497, lequel ne dura que trois mois. Tout le littoral du continent américain, d’un point correspondant au 7ot degré de latitude nord jusqu’à l'équateur, est nettement tracé, avec des caps, des fleuves, des estuaires, dont on ne s'explique pas facilement la présence sur une carte dessinée par un pilote des Rois Catholiques dans la première année du xvie siècle, car les Espagnols n’avaient pas encore exploré cette partie de la côte.
La section que de la Cosa alloue aux Anglais comprend l’espace qui, sur nos cartes actuelles, s'étend à peu près du milieu du détroit de Davis au cap Hatteras. C'est, à deux ou trois degrés prés, l'étendue que Sébastien Cabot, selon lAnonyme de Ramusio, se vantait d’avoir explorée.
Est-ce donc que le critique doive voir dans ces