‹ Jean et Sébastien Cabot [microforme]Chapitre 42 sur 219 · Supra, p. 52, et Infra, notre Cartographie · texte numérisé non relu

Supra, p. 52, et Infra, notre Cartographie

contours une confirmation des récits que rapportent Pedro Martyr et ce savant anonyme ‘?

Nous n'osons y contredire, car il n’y a rien d’impossible à ce que le cartographe basque ait emprunté ces détails à une carte de Jean Cabot * que Puebla ou Ayala aurait transmise aux Rois Catholiques à la fin du xve siècle, comme ces deux diplomates leur envoyérent probablement celle du voyage de 1497 que Ayala possédait en juillet 1498 *.

Ce qui reste néanmoins une énigme, c’est le silence des écrivains anglais, chroniqueurs et poètes, sur ce voyage dont l'importance et l'intérêt dépassaient ce qu'on pouvait relater de l’expédition de 1497. Dans les récits de la première entreprise, il n’est question que de banquises, d’ours blancs, de sol stérile et inhabité. En 1498, au contraire, Cabot ne pouvait ranger la côte jusqu’au 36° degré, sans remarquer les embouchures aux bords si riants de l’'Hudson, de la Delaware et du Potomac. Ces pays étaient relativement très peuplés, par une race belle et guerrière, se livrant à l'agriculture et au tissage, possédant des ustensiles

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