PORTAIL DE SAIXTE-CATHERINE DU VAL-DES-ECOLIERS
du moindre châtiment infligé aux coupables, et où l'on n'ose attaquer le mal en sa racine pour en garantir la société, peutêtre quelques-uns blâmeront-ils Gerson de parler de miséricorde
et d'obtenir par son plaido3^er pertes d'argent et humiliations, châtiment corporel et exil. C'est qu'il est des esprits où toute notion de justice est obscurcie, des époques où les mots ont changé de portée. Comme le juge à qui on demandait l'abolition de la peine de mort, et qui répondit : Je veux bien, pourvu que les meurtriers commencent, il faudrait peut-être obtenir de celui qui attaque, la justice et le respect du droit des gens, avant de réclamer l'indulgence de celui qui punit. C'est encore dans le discours dont nous parlons, qu'on lit cette belle phrase : (( Il n'est plus mauvaise servitude que la puissance de mal faire. Un homme est nîalheureux, quand il veut faire le mal et qu'il le peut. »