‹ Jean Gerson restitué et expliqué par lui-même dans des paralleles de passages extraits de ses œuvres morales et du livre De Imitatione Christi précédé de nouveaux motifs à l'appui de nos considérations sur l'auter de l'ImitationChapitre 12 sur 14 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

Sur V 'autorité alléguée relativement à des abbés de Saint-Etienne de Verceil.

La déclaration de l'historien après un laps de 4oo ans, lorsqu'une abbaye a été renouvelée et détruite , ne pouvait être que l'effet d'une connaissance énoncée sans fondement. Les mots tantùm admeam notitiam pervenerunt supposent moins encore une notion traditionnelle qu'un souvenir ou plutôt une communication verbale, par une influence du parti à la tête duquel était Constantin Cajetan, le promoteur de ce Gersen d'après un manuscrit de Mantoue qui contient sous ce nom Pépitaphe du chancelier, et qui , si l'auteur était qualifié abbé dans le manuscrit d'Arone, provenant de Gênes alors à la France, ne pouvait que représenter Gerson dont la cure en commende , dépendante de l'abbaye de Saint-Nicaise de Reims, conférait, suivant Lebeuf , le titre d'abbé. François Augustin délia Chiesa, qui pour la première fois inscrit un nom de Jean Gerzen dans son histoire chronologique publiée en i645 au fort de la contestation sur l'auteur , n'avait fait aucune mention de ce nom dans son Catalogue di tutti scrittori Piemontesi, publié

en î 6 1 4? à Turin, et que nous possédons. — Le même historien cite sans aucun motif particulier et plus réellement un Guillelmus Advocatus, mort en i34o, et parent du Joseph de Advocatis dont il est parlé dans la note 3 de la page 29 ci-dessus. Or, comment l'historien chronologiste, après avoir dénommé Y Imitation^ comme l'œuvre d'un abbé de bénédictins , n'a-t-il pas su que la famille de l'abbé Guillaume était possesseur d'un manuscrit de ce livre, que Joseph est censé donner à son frère et qu'il dit tenir de longue main de ses aïeux. Cela prouve , ou que l'époque citée dans le spécimen de la donation est fausse par la méprise du chiffre 5 pris pour un 3 dans sa partie supérieure, ou que Joseph, s'il existait en i349 , n'était pas l'auteur du don, et que son nom ne pouvait se trouver dans le Diarium qu'avant tel ou tel feuillet reconnu lacéré, et précédant de plusieurs pages l'inscription de l'acte de la donation : en effet, l'attestation nouvelle, ne rappelant ni le nom ni la date figurés dans le spécimen qu'avait publié d'abord M. de Grégory , ferait penser que l'époque de 1 3^9 n'est pas celle du donateur.

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