A. DUMAS
Demande/ Ida en venant, car peut-être serais-je a travailler et vou:, répondrait-on que je n'y suis pas.
Thpré ne se Lusse pas devancer. Il a déjà rédigé la défense du peintre, l'n dernier coup d'oeil sur la toile refusée, une note, un détail et son manuscrit passera chez l'imprimeur.
)'ai fait votre article a peu prés, écrit-il à Gigoux, mais j'ai besoin de voir votre Cléopdtre, pour en parler compétemment. Où est donc votre tableau ? Faites-moi la faveur de me le montrer.
Combien donc vous a été payé le Léonard ?
Est-il vrai que le duc d'Orléans vous ait demandé une copie de CUopdtrt ?
Donnez-moi un rendez-vous au Club, ou chez vous ou chez moi.
Mais le plus grave, le plus autorise des témoins de Gigoux, c'est
[ouffroy; sa lettre du 27 février est bien d'un philosophe et d'un homme pratique.
Mon cher compatriote.
qui vous arrive me semble tout à fait fabuleux et j'ai besoin pour le croire d'en avoir la confirmation positive. Si toutefois la chose est vraie, je vou fortement a
ne pas vous décourager. D'autres artistes d'un grand mérite ont été victimes de plus grandes injustices, et souvent les injustices ont contribué à leur réputation. J'espère qu il en sera ainsi pour vous. Une décision si inepte ou si servile ne manquera pas de soulever les réclamations les plus vives, et peut-être parlera-t-on beaucoup plus de votre tableau que s'il eût été admis. J'écris aujourd'hui à Cave et à Magnoncourt. Je me propose d'écrire demain a M. Deléduze, des Débats. Mais je voudrais être sur du fait. Ma femme vient d'aller chez Nodier pour savoir ce que M"" Cailleux y a dit hier, et se plaindre vivement en mon nom. Vous devez vous occuper de trouver un local vaste et éclairé pour y e votre tableau. Il faut que les gens qui seront curieux de juger le jugement du jury puissent le voir quelque part. Je vous en. ouer le découragement qui a du suivre la nouvelle, et a vous occuper acti - ce soin. Gardez-vous de fuir le monde. Allez-y plus que de coutume. Autrement on vous tiendrait pour battu. Ceci est tonde sur 1 expérience que j'ai du monde. Plaignez-vous modestement, mais plaignez-vous. \ ous verrez qu'on reviendra de la mauvaise impression causée par le jugement du jury. Si votre
tableau est bon, le public sera pour vous, et le jury ne le fera pas mauvais. Au contraire, son injustice relèvera votre œuvre.
Adieu.