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intime, mutes ces misères que raconte Abeilard dans un si beau I
fini par vouloir réaliser, sur un plus grand espace et avec toutes les l D art,
l'émotioil et la tristesse que lui inspirait cette noble étude. C'en est lait, Abeilard est pour iéparé d'Héloïse ; longtemps errante, Héloîse a enfin rencontré sa douce retraite au Paradet : la est attendu Abeilard : il arrive enfin après une longue route, apportant a sa chaste épouse toutes ses douleurs a consoler. Elle, cependant, la courageuse abi elle vient au devant de son époux ; derrière elle se tiennent de jeunes novices cini. Charmées de cette scène touchante ; en effet cette petite scène respire je ne sais que'.:-. intérieure qui VOUS ri, ' «S du monde ; c'est la un de ces tableaux
très rares qu'on ne peu; trop regarder et qu'on voudrait avoir a soi pour les regarde! toujours.
Le portrait de Donzelot, mort en 1843 général de division , appartint au modèle qui en fit don à la ville de Besançon. Un second portrait du même personnage parut au Salon de 1N41. Il est conservé à l'asile d'aliénés de Ville-Evrard, établi dans l'ancien domaine du général Donzelot.
Sur ces entrefaites. GigOUX avait quitté sa demeure de la rue Saint-André-des-Arts en [838 pour venir habiter au rez-de-chaussée de l'hôtel de Chimay, sur le quai Malaquais . un appartement occupe naguère par Spontini. Le peintre demeura quatre années dans cet hôtel, ('.'est de cette époque que datent les relations les plus brillantes de l'artiste. Ses « mercredis » étaient très suivis. Le philosophe Jouffroy, de Vigny. Longpérier, Charles Blanc et son frère, Bosio, Duret, Lemud, Pradier, et cent autres prennent plaisir à se rendre chez Gigoux. Son atelier d'élèves l'oblige à louer un entresol de l'hôtel. C'est là que lui-même travaille sans relâche, multipliant les dessins, les lithographies, les toiles qu'il exécute en se jouant. Il grave sur sa pierre les portraits de Mme de Magnoncourt, de Mme Ancelot, de Paul Lacroix, de Charles Nodier, de Duval Le Camus. Le dessin de ce dernier portrait appartient à M. Georges Duplessis. de l'Institut. La lithographie n'en fut pas terminée. Il fit à la même époque le portrait de la reine Marie-Amélie. Cette lettre en est la preuve :
Ayez la bonté, Monsieur, de venir voir la Reine avant de faire faire de nouvelles lithographies de son portrait, S. M. ayant à vous communiquer quelques observations.