PALAIS DU LOUVRE. — ESCALIER DÉ HENRI II
Compositions présumées de Jean Goujon.
L’Histoire, debout, au repos, drapée dans une tunique sans manches, les ailes repliées* s’appuie du bras gauche sur le rebord de l’œil-de-bœuf et grave attentivement, de la pointe de son style, sur une longue tablette, les faits mémorables qu’elle a mission de transmettre à la postérité,
ce;
*-* ►-> O M ►J OJ
PALAIS DU LOUVRE
PALAIS DU LOUVRE
LES ARTISTES CÉLÈBRES
La Victoire, en marche, les ailes presque ouvertes, semble venir au devant de l’Histoire. Elle a le regard levé vers le ciel et paraît faire hommage d’une couronne au dieu protecteur des batailles. Dans sa main gauche, qui pend le long du corps, elle tient une longue palme.
L’équilibre et la symétrie de ces deux figures sont d’un goût achevé. A peine pourrions-nous relever une légère lacune dans le jet des plis inférieurs de la tunique de l’Histoire, que le repos du personnage ne justifie pas pleinement. Mais cette allégorie n’en demeure pas moins une conception de toute élégance. Quant à la Victoire, elle a la noblesse, le rayonnement des triomphes. Tout, dans cette composition sans reprise, parle aux yeux et à l’esprit, de conquêtes et de succès éclatants. Goujon n’a rien sculpté d’une main plus sûre et plus déliée.
La Gloire et la Renommée décorent le second œil-de-bœuf. La Gloire est drapée dans