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Quelques mois après son arrivée à Caen, sans cloute aux Quatre-Temps de Noël, il alla à Bayeux recevoir le diaconat'. Ce devait être pour lui la dernière étape dans la voie du sacerdoce.
Les religieuses de Villers-Canivet, chez lesquelles était la Mère Elisabeth de Sainte-Anne, eurent alors le désir de revoir sous les livrées monastiques ce chrétien qui les avait tant édifiées, quelques années plus tôt. La Supérieure écrivit à ce sujet au P. Gardien de Caen, puis au P. Provincial", lequel, accédant à cette demande, pria le P. Gardien d'aller à Vire et d'emmener avec lui le Fr. Elzéar. L'obéissance seule put faire consentir le religieux étudiant à se ren-
1. L'évèque de Bayeux était alors Me' Jacques d'Aiigennes (1606-1647). Co fut ce pn-lat qui reçut les Capucins à Bajeux en 162G, et les Ursuliaes à Vire en 1031. Cf. Gall. christ., t. XI, col. 394, de Tédit. Piolin.
2. Le P. Léonard de Paris. Le couvent de Caen relevait alors de la province de Paris.
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dre au monastère. Encore est-il qu'arrivé à Villers, le Fr. Elzéar supplia son compagnon de ne pas l'obliger à se rendre au parloir des Cisterciennes. 11 se retira à quelque distance de la ville. Et dans une lettre, il expliqua à la Supérieure sa manière d'agir. 11 s'en alla sans revoir celle à laquelle il avait dit un adieu définitif ici-bas.
Au mois de juillet, la peste vint à Caen. Le faubourg L'Abbé, où résidaient les Pères', fut un des quartiers les premiers atteints de ce funeste fléau. Les maisons voisines furent désertées. Les Capucins seuls restèrent à leur poste. Un des religieux tomba malade -.
1. Les Pères ('taient exactement au Prieiiiv du fiff do Brucourt, attenant aux murailles des jardins nommi-s les Courtils et fermé par l'autre cùti' du canal dt> l'Odon. — Iluet, Orig. de la ville de Caen. — Arch. du Calvados, C. 1502.