APRES LA MORT
Le vrai chrétien ne meurt jamais tout
entier. Et l'instant où son âme se détaclie .
'i de son enveloppe terrestre, c'est aussi le f
moment où, rempli d'un saint ravisse- .
ment, il voit s'ouvrir à son approche les i
portes éternelles des célestes parvis.
Le soir même du 6 août 1026, la nouvelle de la mort du Fr. Elzéar fut annoncée au monastère des religieuses de Villers-Canivet. La Mère Elisabeth savait déjà la maladie de son mari. L'annonce de la fatale issue, loin de l'abattre, lui remplit le cœur d'une joie secrète et sur-
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naturelle : elle était heureuse et fière d'avoir connu de si près un si saint religieux, enlevé par une mort si héroïque.
Il est à remarquer que Dieu sembla confirmer, par un prodige, la sainteté du Fr. Elzéar. Son visage fut illuminé d'une vive clarté. Malgré la peste, tous les Pères du couvent voulurent assister à ses funérailles. Tous voulurent toucher à ses vêtements ou à son corps, comme on le fait pour vénérer les reliques d'un saint. Et cependant, à compter de ce jour, la contagion disparut : aucun capucin n'en ressentit désormais les atteintes.
Dom Le Chevalier, dans la Vie du Freine Elzéar qu'il a écrite, mentionne également un certain nombre de faits merveilleux attribués par lui à l'intervention surnaturelle de notre « Bienheureux »
capucin normand.
A diverses fois en 1626, en 1634, les capucins de Caen firent creuser des fon-