‹ Jean Halbout de la BecquetièreChapitre 5 sur 66 · LA PAPAUTÉ A SON ÉPOQUE · texte numérisé non relu

LA PAPAUTÉ A SON ÉPOQUE

ainsi d'un seul coup toutes les difficultés pendantes entre Ligueurs et Royaux.

La mort qui le couche dans la tombe lui associe promptement son successeur Léon XI, qui ne fournit qu'un règne éphémère de vingt et un jours.

Ce dernier cède la place à Paul V, un Pontife sorti de la famille des Borghèse dont le nom seul était alors tout un programme. Lui aussi, comme Clément VIII, il continuera la digne lignée des Vicaires du Christ dont le dominicain Pie V et le franciscain Sixte-Quint ont été les figures les plus saillantes au siècle précédent. Et le nom de Paul V restera éternellement attaché à trois événements historiques qui feront du bruit dans le monde entier : la rédaction définitive de la bulle In cœna Domini, la décision de la fameuse et immortelle congrégation de Auxiliis, la dénonciation du gallicanisme

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naissant dans la personne et les écrits d'Edmond Richer.

Puis c'est Grégoire XV qui passe à son tour comme un météore brillant, mais fugitif, dans le firmament de la Papauté, laissant seulement après lui deux œuvres, deux traînées de lumière qui éclairent encore maintenant l'Église des temps modernes ; les Écoles pies fondées sous l'inspiration d'un saint d'Espagne, Joseph Calazanz, et la Propagande, dont les PP. Chérubin de Maurienne et Jérôme de Narni ont eu la première pensée, comme le P. Fidèle de Sigmaringen en sera le premier martyr.

Si de l'Église, nous passons à la France, nous nous trouvons en plein dans cette période heureuse occupée par les deux règnes de Henri IV et de Louis XIII, période qui ne se fermera qu'en 1661, au moment où le Roi Soleil

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