‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 107 sur 127 · SUITE · texte numérisé non relu

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« 9. Pour corriger ces prétendus vices des séminaires épiscopaux , on livre les séminaristes à des instituteurs étrangers, intrus, aventuriers, sans caractère, sans mission canonique, sans autorité légitime, sans pouvoir avoué de Dieu et de l’Église ; hommes sans mérite personnel, sans science, sans décence, sans bréviaire, sans habit clérical, sans la moindre apparence de vertu , sans le moindre talent pour former des élèves du sanctuaire, des ministres des autels, des pasteurs exemplaires et édifiants. Tels sont les prétendus réformateurs qu’on substitue aux évéques, successeurs des apôtres, et préposés par le Saint-Esprit au gouvernement do l’Église : 148 e absurdité.

« 10. On rassemble tous les élèves répandus en différents lieux sous un même toit, on les y entasse comme les harengs, et, pour leur ôter toute pudeur, dans une même chambre, au péril évident d’une corruption générale du corps et de l’âme : 149 e absurdité.

«11. L’on force indistinctement les religieux de se rendre audit séminaire général pour y prendre même nourriture, même habit, même règle, mêmes supérieurs et même discipline , malgré l’obligation qu’ils ont d’observer leurs vœux, leurs règles et leurs constitutions : 150 e absurdité.

« 12. A l’époque de son érection, qui fut vers le 15 octobre 1786, tout ce qui s’est passé était si évidemment contre Dieu et son Église, et contre la saine raison même , que le moindre statut établi par ces aventuriers tudesques révoltait les esprits les plus pacifiques, jusqu’au point d’une désertion générale de tous les élèves, qui se fit, pour la première fois, trois

DU PAMPHLET

mois après son érection ; les élèves préféraut de quitter plutôt cette Babylone et l’état ecclésiastique, que d’y passer cinq ans en oisiveté sous ces directeurs scandaleux et schismatiques : 151 e absurdité.

« Enfin, ce qui met le comble à toutes les absurdités et qui en augmenterait le nombre à l’infini, sont les grossières et éternelles contradictions qu’offrent les différents diplômes qui font l’objet de cet opuscule. Citons-en quelques exemples : partout on y étale avec ostentation le désir de réformer les abus, de corriger les vices, d’introduire la vertu, le bon ordre, la pureté des mœurs , la piété la plus solide et la plus exemplaire; et, sous cette couleur de réforme, de piété, de régularité, on renverse l’ordre, la régularité, la discipline, on tente de corrompre les mœurs; on abolit, on détruit la véritable et solide piété avec les moyens qui la nourrissent et l’entretiennent, on la sèche jusque dans la racine; on veut l’unité de doctrine, et l’on se sépare du centre même de l’unité, en brisant tous les liens qui attachent les chrétiens à l’Église de Rome , la mère de toutes les autres, et hors de laquelle il n’y a ni salut, ni doctrine salutaire, ni foi véritable et divine. L’on sait que la prédication de l’Évangile, l’administration des sacrements, le soin du culte et la discipline appartiennent de droit divin à l’Église, et tout de suite on lui enlève tout cela, en soumettant les mandements et les instructions pastorales des évêques à la censure du gouvernement, en supprimant les séminaires épiscopaux pour élever sur leurs débris un séminaire général, où l’on enseigne une doctrine condamnée par l’Église. On ôte aux évêques la connaissance des causes matrimoniales, pour la transporter à la cour

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