‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 111 sur 127 · LETTRE ENCYCLIQUE · texte numérisé non relu

LETTRE ENCYCLIQUE

tous les empiétements qu’il avait faits, non-seulement sur les droits de l’Église, mais encore au préjudice des libertés civiles du pays, et à réparer, autant qu’il lui serait possible, les maux que ces usurpations avaient occasionnés. Nous croyons donc être en droit de conclure de ces démarches de l’empereur, qu’il reconnaissait enfin, quoique trop tard, le gouffre vers lequel l’avaient entraîné les conseils perfides de ces prêtres abominables, qui avaient si longtemps trompé sa religion sur les vrais principes de l’Église et sur les vrais intérêts du pays. Il promettait encore au pape, nonseulement de retirer sa législation irréligieuse pour les provinces belges , mais d’étendre cette mesure à tous ses États héréditaires, et de remettre les choses sur le pied où elles se trouvaient pendant l’administration de l’impératrice Marie-Thérèse , sa glorieuse mère.

Pie VI, grand prince, mais encore plus grand pape, oublia dans ces tristes conjonctures toutes les faiblesses de l’infortuné monarque; il oublia la longue série des amers chagrins et des vexations petites et misérables, mais toujours cruelles, que ce prince lui avait fait subir par sa guerre contre l’Église, et, à l’instar d’un tendre père, il pressa de nouveau sur son sein un fils repentant, qui revenait avec une soumission filiale se jeter dans ses bras; il lui lendit avec amour une main paternelle, et accepta l’œuvre de médiation entre lui et son peuple. II adressa en conséquence, le 13 janvier 1790, au cardinal primat et à l'épiscopat belge, une lettre encyclique pleine d’onction , par laquelle il les informait des sentiments bienveillants de l’empereur et des assurances données par celui-ci , et les exhortait en même temps de conjurer les fidèles de leurs diocèses

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