‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 27 sur 127 · RÉVOLTE DES ÉLÈVES · texte numérisé non relu

RÉVOLTE DES ÉLÈVES

se transporta à Louvain, et fit une enquête sévère parmi les séminaristes au sujet des troubles qui avaient eu lieu. Sur la demande qu’il leur fit de ce qu’ils voulaient, ils répondirent d’une commune voix : « Nous voulons la saine doctrine catholique, et être gouvernés par nos évêques. — Mais quoi , leur répondit-il avec ironie, dos évêques! Quels évêques? » Les élèves, indignés de cette réponse, dans laquelle ils voyaient le mépris que l’on manifestait pour leurs pasteurs, donnèrent un libre cours à leur indignation. Ils jetèrent des pierres contre la grande fenêtre de la salle d’études où se trouvait le Clerc parmi les directeurs de l’institut, en adressant les plus violents reproches à Stôger, à ses compagnons, et plus particulièrement à le Plat. Le Clerc, craignant pour sa vio, quitta sur-le-champ le séminaire, se reudit à Bruxelles, et revint immédiatement avec un détachement de trente-deux dragons pour rétablir l’ordre, qui, jusqu’à cet événement, n’avait pas encore été troublé. Stôger lui-même avait prudemment pris la fuite, et s’était retiré, en attendant le résultat, dans un hôtel garni de la ville.

Le soir du 8, M. Lambrechtz, nouveau recteur de l’université, s’efforça de calmer les élèves par toute sorte de bonnes paroles, et en feignant même d’embrasser leur parti. « S’il en est ainsi, lui répondirontils, et si vous êtes véritablement notre ami, faites en sorte que M. Stôger et les autres profanateurs de l’Église, MM. le Plat, Maran et Mazière, soient déposés et chassés. »

Le cardinal, ayant appris cet événement, envoya sur-le-champ son secrétaire, M. l’abbé Van-den-Brand, à Louvain, et exhorta, par une lettre touchante, les

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