VIOLENCES NOUVELLES DU GOUVERNEMENT
dans leur lit, au milieu de la nuit, et conduits sous escorte militaire dans les prisons d’un couvent voisin de la ville. Toutes ces violences n’aboutirent pourtant à aucun résultat sérieux. Le 25 janvier 1787, au lieu de trois cents élèves qui existaient d’abord dans le séminaire général, il n’en restait plus que vingt; tous les antres avaient pris la fuite.
Ainsi agissaient ces hommes qui , dans les institutions de leur nouvelle méthode «l’enseignement , prétendaient a se faire un devoir sacré d’exclure toute punition et se contenter uniquement d’une simple remontrance paternelle, et, dans le cas où celle-ci n’aurait pas d’effet, de licencier l’élève insubordonné avec politesse et amour. » Ainsi se conduisaient ces hypocrites, qui, dans la personne de leurs jeunesélèves, foulaient aux pieds tous les droits de l’humanité, quoiqu’il eût été , par les principes de ce même institut , interdit aux professeurs d’obliger , en aucun cas , les élèves à les croire aveuglément sur parole, afin qu’ils ne fussent pas tentés plus tard d’exiger de leurs paroissiens la même croyance aveugle.
Dès que le plan d’instruction des séminaires généraux pour la Belgique eut été rendu public par les ordres du gouvernement impérial, les évêques et le clergé de cette province ne purent plus conserver aucun doute sur les tendances perfides et antireligieuses de ces établissements. Quiconque lit attentivement cet opuscule, publié pour la première fois en langue allemande, à Vienne, en 1784, doit nécessairement reconnaître que cet enseignement ne pouvait que conduire à la ruiue de l’Église et à la plus profonde incrédulité. Le rapide aperçu que nous allons en donner