‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 49 sur 127 · RÉSISTANCE DE LA BELGIQUE · texte numérisé non relu

RÉSISTANCE DE LA BELGIQUE

ipes ainsi que l’empereur lui-même; ils protestèrent hautement, le 28 août, par l’organe des états de Brabant , contre le maintien du séminaire général , déclarant nettement, en môme temps , que jamais ils ne sa prêteraient plus, ni directement ni indirectement, à la moindre action qui pût porter préjudice à leurs intérêts religieux, et se réservant le droit de renouveler, en cas de besoin, leurs représentations avec la même vigueur qu’ils l’avaient fait jusqu’alors.

Le gouvernement, qui subissait stupidement l’influence de ces apôtres de l’incrédulité, garda le plus profond silence sur cet acte si solennel de la nation. Alors les états de Brabant , justement indignés d’une conduite aussi vile et aussi lâche, adressèrent de Bruxelles, dans leur assemblée générale du 20 septembre, aux états des autres provinces, une invitation énergique de s’opposer de toutes leurs forces à l’établissement du séminaire général , et de demander sa suppression à l’empereur comme une condition indispensable de la pacification politique et religieuse de la province.

De son côté, le peuple appuyait les paroles de ses représentants. Tout Bruxelles était sous les armes ; plus de cinquante mille hommes de la campagne et des villes voisines étaient accourus à leur aide. Murray reconnut alors le danger prochain qui le menaçait, et la nécessité de le prévenir. Il ordonna dans un mémo jour à la nouvelle faculté théologique de Louvain, qui, contre l’usage, et au mépris des résistances de la nation , voulait ouvrir les cours du séminaire général dès le 1 er octobre, de proroger cette ouverture jusqu’au 1 er povembre suivant, Et comme cette mesure ne cal-

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