‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 50 sur 127 · CONCESSION DU GOUVERNEMENT · texte numérisé non relu

CONCESSION DU GOUVERNEMENT

niait pas oncore suffisamment lo peuplo, il publia, au nom do l’empereur, le matin du jour suivant, une or-> donnance qui contenait en substance que les constitutions , privilèges, principes et libertés, ainsi que la Joyeuse entrée , étaient et devaient demeurer iutacts en matière ecclésiastique et civile, conformément à l’acte d’inauguratiou de Sa Majesté.

Quanta la violation de la Joyeuse entrée, qui avaiteu lieu antérieurement, il statuait qu’on s’eutendrait avec les états, ainsi qu’on l’avait demandé; qu’en conséquence, toutes les représentations faites à ce sujet seraient accueillies, et que Sa Majesté prendrait les mesures nécessaires qui lui seront suggérées par son équité, sa justice, et par les lois fondamentales de ces provinces.

Cette prudente disposition, quoiqu’elle fût arrachée par des circonstances impérieuses , ne contribua pas peu à calmer les esprits et à dissiper l’orage qui s’était élevé avec tant de violence contre Joseph II et contre son gouvernement. La confiance en l’empereur commença à renaître en Belgique, et les Belges lui témoignèrent la plus vive reconnaissance pour les concessions qu’il leur avait faites, en l’assurant de leur fidélité et de leur sincère attachement. Ils le prièrent en même temps de consentir, comme gage d’une sincère réconciliation religieuse et politique, au retour de LL. AA. HR., qui étaient encore retenues à Vienne.

On ne peut lire sans une émotion profonde et sans éprouver une juste admiration pour ce noble peuple l’expression de ses sentiments (1), manifestés parles

(» Bec. IX, p. 154.

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