J 32 LETTRE DU COMTE DE MURRAY
C’est diminuer ce saint respect que de ranger le mariago simplement dans la classe des engagements civils, et d’en attribuer la connaissance entière aux cours les plus subalternes, telles que les cours échevinales des villages ; car l’édit des mariages rend cette conséquence nécessaire, depuis qu’il a été reconnu impossible d’établir les nouveaux tribunaux.
« Telles sont, Sire, les humbles remontrances sur les atteintes portées à notre constitution , que notre conviction, notre devoir, comme notre attachement sincèro au service de Votre Majesté, nous engagent à déposer dans votre sein paternel, Sire, dans la ferme espérance que Votre Majesté daignera exaucer encore ce domier vœu, mais universel, de votre bon peuple belgiquo; manifestez vos volontés, Sire, d’après vos augustes promesses, d’après votre justice et les lois fondamentales du pays. »
Les états de Flandre (1), ceux de Namur (2) et de Tournay (3) s’expliquèrent sur ce sujet d’une manière plus énergique encore les lo, 16 et 19 octobre. Mais ces réclamations de la nation, comme toutes celles qui avaient eu lieu dans cette affaire , demeurèrent pareillement sans effet, et ces prêtres impies ne se donnèrent aucune relâche jusqu’à ce qu’ils eussent conduit à sou terme leur œuvre de perdition. Le comte de Murray enjoignit en effet de nouveau, par une lettre circulaire (4) en date du 10 octobre, à tous les évêques, d’envoyer pour le 1 er novembre leurs élèves au sômi-
(1) Rec. X, p. 241-234.
(2) RCC. X, p. 189-199.
(3) Rec. X, p. 293-302.
(4) Rec. IX, p. 144 ; Vœu, p. 150.