‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 58 sur 127 · DE L’UNIVERSITÉ DE LOUVAIN · texte numérisé non relu

DE L’UNIVERSITÉ DE LOUVAIN

Mais pelle remontrance est d’une telle gravité et tellement propre à dissiper tous les préjugés qni pourraient exister contre l’existence simultanée des séminaires épiscopaux et des universités, que nous croyons devoir l’insérer ici dans son entier (1) :

« Messeigneurs, l’institut des séminaires généraux, dont on a voulu faire l’essai l’année dernière dans l’université de Louvain, au lieu d’opérer le bien selon les vues et les intentions bienfaisantes de Sa Majesté, n’q produit que des maux affreux, et a fait, en six mois de temps, une plaie si profonde aux études ecclésiastiques et à la discipline do l’université, que plusieurs années suffiront à peine pour la guérir et pour remettre les choses au même point dont on est parti.

« Cet institut, en tant qu’il devait opérer, qu’il présupposait même la destruction des séminaires épiscopaux, et celle de tous les collèges de théologie à Louvain , ainsi que le bouleversement d’un nombre infini de fondations particulières; fondations et collèges qui tous, sans exception, ont été établis avec l’approbation du souverain, et sous la garantie de lois, et en faveur desquels enfin nous ne pourrions empêcher les administrations respectives de protester devant les tribunaux, conformément aux lois et constitutions du pays, confirmées par la déclaration souveraine du 21 septembre dernier : cet institut, Messeigneurs, considéré sous ce point de vue, est non-seulement contraire au droit de tout le monde, et nommément à celui des évêques, mais encore à l’esprit de l’Église, aux usages les plus anciens comme les plus respectables, et enfin

(1) Ree. X, p. 276-287; Vœu, p. 187, 201 .

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