‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 59 sur 127 · REPRÉSENTATION · texte numérisé non relu

REPRÉSENTATION

aux dispositions formelles du concile général de Trente, reçu avec empressement et en pleine vigueur sur ce point dans toute l’étendue des provinces belgiques.

«Cet institut, en contradiction avec tout, contrarie encore le résultat uniforme d’une expérience de trois siècles, qui a prouvé constamment que le bon ordre et le maintien de la discipline de l’université, ainsi que le grand intérêt de conserver la pureté des mœurs parmi les élèves du clergé, exigeaient indispensablement de no pas concentrer un trop grand nombre d’écoliers sons un même toit et sous une seule et même direction. On a été de tout temps si persuadé de cette vérité à Louvain, qu’à mesure que le nombre d’écoliers y croissait, et que les fondations des bourses et d’autres secours s’y accumulaient, on a préféré de bâtir successivement deux nouveaux collèges, plutôt que d’étendre ou d’agrandir ceux qui existaient déjà. On a fait plus : on en a démembré même, lorsqu’ils devenaient trop vastes, et c’est ainsi que le plus ancien collège de théologie se trouve avoir été partagé en deux, en 1561, sous le célèbre Jean Hessels (dit Heselius ), docteur on théologie, qui en était le président; le même que le roi Philippe II envoya peu de temps après au concile assemblé à Trente. C’a été de cette séparation que sont venus les noms de grand et de petit collège, sous lesquels ils sont connus jusqu’au jour d’aujourd’hui. Ce sont là, Messeigneurs, des faits et des raisons certaines, sur lesquelles il serait inutile de s’appesantir plus longtemps, surtout après une foule de représentations, tant des évêques que des états de toutes les provinces, des chefs-villes du Brabant, ot enfin après le cri général do la nation, élevé avec un concert et

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