‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 65 sur 127 · SUPPLIQUE LES ÉLÈVES · texte numérisé non relu

SUPPLIQUE LES ÉLÈVES

premières études, qui déjà dépérissent à vue d’œil.

a Le séminaire général , avant son établissement, et lorsqu’il n’exislait encore que sur le papier, a fait trembler tous les évêques, tous les supérieurs des ordres religieux, tout bon ecclésiastique, et le peuple même : un des nombreux motifs de leurs alarmes était que ce séminaire dépendrait entièrement ou principalement de la puissance séculière, tant pour le choix des préposés et des surveillants, que pour celui des professeurs. »

Mais personne n’oppo6a une plus énergique résistance à l’ouverture du séminaire général que les séminaristes eux-mêmes; et c’était bien légitimement, à coup sûr, puisqu’ils avaient déjà fait personnellement la triste expérience du mauvais esprit qui y régnait. Les élèves de tous les séminaires épiscopaux protestèrent donc hautement, et, les larmes aux yeux, conjurèrent leurs évêques de leur épargner la honte d’un retour dans cette école de corruption. La supplique que les élèves do l’ancienne université de Louvaih, au nombre de deux cents, présentèrent, lo 8 janvier , au cardinal leur pasteur, est extrêmement touchante. La voici dans son intégrité ( i ) :

« Monseigneur, si jamais nous avons été obligés de nous jeter dans le sein de votre sollicitude pastorale , c’est assurément dans le moment où nous courons risque d’y être à jamais soustraits, pour être livrés, hélas! au danger de l’erreur et du schisme. Nous sommes menacés d’une vergé de fer qui est entre les mains de ceux dont le ministère incompétent ne formerait jamais

(I) Itec. XI, p. 77; Vœu, p. 2Cî-2G. r >.

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