‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 66 sur 127 · SUPPLIQUE DES ÉLÈVES · texte numérisé non relu

SUPPLIQUE DES ÉLÈVES

qu’un clergé intrus et de nulle considération. La fermeté et la sagesse avec lesquelles Votre Éminence a écarté jusqu’ici le système destructif de ses droits et de nos espérances, nous dispense de développer les raisons invincibles que les pasteurs de l’Église de Belgique, les états des différentes provinces, les candidats du sacerdoce, tous les ordres de citoyens, ont opposées, dans le cours d’une année entière, au projet de notre dégradation et de notre ruine. Tout ce que nous pourrions dire encore aujourd’hui n’ajouterait rien à la force du raisonnement ni à l’énergie des remontrances, qui, selon la confiance générale, devaient arracher à la puissance civile l’aveu de la nullité de ses dispositions en matière de religion, de hiérarchie, de discipline ecclésiastique. Notre démarche d’aujourd'hui, que le sentiment du devoir nous prescrit, n’est que l’expression de la plus entière adhésion de vos candidats à tout ce que la dignité épiscopale et le zèle de la maison do Dieu ont inspiré à Votre Éminence pour la conservation de la doctrine catholique dans ce pays, et pour le maintien de la bonne discipline, par l’influence immédiate et exclusive des pasteurs légitimes à qui Jésus- Christ a confié l’économie de son Église.

« Cependant, intimidés derechef par le bras de l’autorité civile, effrayés par les bruits les plus sinistres et les mesures les plus alarmantes, consternés par les ordres les plus urgents qui viennent d’affliger encore tout récemment la religion des évéques et de notre université; persuadés, en un mot, que tout cela n’est que le prélude d’une persécution éclatante qui tend à éteindre les sentiments de conscience et de religion, nous ne pouvons pas nous borner à une simple

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