‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 70 sur 127 · FAIBLESSE DE L’ÉVÊQUE DE GAND · texte numérisé non relu

FAIBLESSE DE L’ÉVÊQUE DE GAND

« C’est avec le plus profond respect, » lui écrivaient entre autres, le 1 er février, tous les théologiens de son arehidiocèse, « que nous osons vous exprimer la joie pure et le parfait contentement dont nous sommes remplis en voyant que, malgré les ruses continuelles que l’enfer ne cesse de faire jouer contre Votre Éminence, vous lui opposez une force et une magnanimité invincibles. C’est ici vraiment qu’on peut appliquer ce que Jésus-Christ disait autrefois à ses apôtres : « Je vous donnerai une sagesse à laquelle aucun de vos adversaires ne pourra résister... Ce ne sera pas vous qui parlerez, ce sera l’Esprit-Saint qui parlera par votre touche.... Un seul cheveu ne tombera pas de votre tête. » Ayons donc de la foi comme les montagnes de Dieu , dont parle l’Écriture sainte , et le Dieu de toute miséricorde saura dissiper en son temps l’ouvrage de l’ennemi infernal ; il nous conservera notre pasteur, il nous conservera par lui. Il ne permettra pas, Monseigneur, que les soins dont Dieu même vous a chargé sous le précepte le plus gravo, vous soient ôtés, pour être confiés à des hommes mercenaires, sans caractère, sans mission, qui ne viennent que pour saccager le bercail, l’anéantir, ôter à l’Église son autorité, et donner à la puissance séculière la suprématie la plus complète (1). »

L’évêque de Gand fut le seul à fléchir dans cette sainte lutte, mais par faiblesse et par condescendance envers le pouvoir, plutôt que par défaut de zèle et par manque de connaissance des dangers que devait faire courir à l’Église la fondation du séminaire général. Il

(i) Rec. XI, p. 99.

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