ADRESSE DES ÉTATS DE FLANDRE
ordonna en effet, le 14 janvier, à ses élèves, de se rendre à Louvain , conformément à la volonté impériale. Mais ceux-ci, dans leur juste effroi, s’adressèrent, le 17 janvier, directement aux états de Flandre, en les suppliant d’obtenir de leur évôque qu’il consentit à retirer cet ordre. Le digne prélat, édifié de la piété de ces élèves, condescendit à leur désir, et supprima son décret dès le 22 du même mois, exprimant en même temps la vivacité du regret qu’il éprouvait d’avoir donné lieu, sans le vouloir, à une fâcheuse interprétation de ses sentiments (i).
Les états de Flandre, consternés de cette concession do l’évêque de Gand , renouvelèrent à l’empereur, le 29 janvier, de la manière la plus énergique, leurs représentations (2) non-seulement contre toutes les ordonnances émanées du comte deTrauttmansdorff, mais encore contre toute velléité de rétablissement du séminaire général. Ils vont jusqu’à lui annoncer nettement, dans cet acte, que l'exécution forcée de ces ordres, étant une violation ouverte de la promesse jurée, mettrait sans doute un terme à sa domination en Belgique. Les membres du haut conseil de Flandre donnent à l’empereur le même et salutaire avertissement le 19 février de cette même année, en lui disant, entre autres choses (3) :
a Abstraction faite des termes dans lesquels se trouvo la nouvelle organisation du séminaire général, il est au moins certain que la résistance qu’on y oppose partout est devenue une affaire de conviction : les
(1) Rec. XI, p. 82 et suiv.; Vœu, p. 269.
(2) Rec. XII, p. 174.
(3) Rec. XII, p. 185.