REMONTRANCE DU CLERGÉ
au premier plan du séminaire général ; il y expose en termes trop remarquables les véritables principes de l’Église au sujet de l’éducation de la jeunesse ecclésiastique, et ce document est trop important pour ne pas trouver sa place dans ces feuilles (1).
« Dans le séminaire général de Louvain, disent-ils, selon les principes de l’édit sus-rappelé, malgré les modifications et adoucissements apparents que S. Exc. le ministre des Pays-Bas, par ses différentes dépêches, y a apportés depuis, les évêques, n’avant d’autre pouvoir que A' indiquer au gouvernement le soupçon d’erreur ou dans les livres classiques , ou dans renseignement, et d’en proposer la correction, sont réduits à une surveillance superficielle, médiate, précaire, subalterne, et tout à fait subordonnée à l’autorité civile, qui s’en réserve la connaissance et direction suprême, ce qui anéantit incontestablement les droits les plus sacrés de l’épiscopat.
«Oui, Sire, les évêques, comme successeurs des apôtres et Pères de l’Église, munis de l’assistance spéciale de l’Esprit-Saint, unis intimement et subordonnés au chef visible et permanent de l’unité, le vicaire de Jésus-Christ, sont de droit divin les seuls juges immédiats et suprêmes de la doctrine, de la foi et de la morale, les seuls instituteurs de l’ordre ecclésiastique.
« Ce n’est donc pas au gouvernement laïque , et encore moins à l’un ou à l’autre de ses commissaires, qu’il appartient déjuger ou de décider de l’orthodoxie de l’enseignement de la théologie, mais à l’Église, seule dépositaire des vérités révélées, c’est-à-dire au vicaire de Jésus-Christ et au corps des évêques.
( 1 ) Rec. XII, p. 188-190; Vœu, p. 283-286.