DE BRUGES
a Subordonner donc la puissance législative et le jugement des premiers pasteurs à la puissance temporelle, c’est méconnaître l’un et l’autre, c’est tomber dans l’anarchie, c’est faire l’Église captive des rois de la terre, la changer en corps politique, et renverser le céleste gouvernement institué par Jésus-Christ.
« De plus, les évéques, chargés de perpétuer le ministère de l’apostolat aussi bien que la doctrine, en vertu de la mission de Jésus-Christ, sont aussi chargés d’y préparer ceux qui se destinent à devenir un jour leurs coopérateurs aux fonctions du sacerdoce, de les enseigner et former, de les éprouver sous leurs yeux, de leur mettre entre les mains le corps doctrinal et les livres classiques qu’ils doivent apprendre, et des maîtres pour les enseigner.
a Cette prérogative inhérente à l’épiscopat, et par conséquent inaliénable et imprescriptible, est aussi indépendante de l’influence civile que l’enseignement et institution ecclésiastique même, qui ne relève que du ciel.
u La foi est un don du ciel, et n’a pour objet que des vérités révélées; Dieu seul est sa cause et sa fin.
« Ce précieux dépôt n’a été confié qu’aux évêques. Ce n’est pas ici donc la sagesse humaine qui doit parler, c’est la sagesse divine qui doit uniquement servir de règle, et Jésus-Christ n’a promis la sagesse qu’à ceux qu’il a envoyés : toute autre prudence humaine échouera toujours. L’Esprit-Saint, qui doit présider aux leçons et à l’institution de cette portion chérie de l’Église, ne lui est pas assuré; c’est un don de l’épiscopat.
« C’est aussi le fondement do Y unité de C Église, qui