‹ Jean Henri, comte de FrankenbergChapitre 80 sur 127 · RÉPONSE DU CARDINAL · texte numérisé non relu

RÉPONSE DU CARDINAL

me diriger par ses conseils , et de suivre en toute occasion les routes qu’elle daignerait me prescrire pour l’honneur de notre saint état et les avantages de notre sainte religion.

« Je ne doute point qu’on me noircira, et on m’imputera plusieurs choses tout à fait éloignées de mon cœur ; mais faisant réflexion à la pureté de mes vues, et à ce que Notre-Seigneur a souffert pour nous , je n’opposerai à tout que le silence, la patience, et la charité pour ceux qui me persécuteront, ainsi que nous apprend notre divin maître. Puisse le Ciel inspirer à Votre Éminence de me soutenir par ses directions! je vivrai content, attendant avec confiance les jugements de Dieu. »

Mais le cardinal, qui lisait dans son cœur au travers du masque de son hypocrisie , lui répondit dès le jour suivant ce peu de paroles (1) : « Je ne saurais donner d’autre réponse à votre lettre, sinon de vous informer que j’ai déclaré déjà plusieurs fois à S. E. monsieur le ministre, aussi bien de bouche que par écrit, que les devoirs de mon ministère, les droits les plus essentiels du premier épiscopat et ceux de mon siège, enfin la religion du serment, ne me permettent pas de concourir ni directement ni indirectement à l’établissement du séminaire général à Louvain au préjudice des séminaires épiscopaux, et que ce sont encore mes sentiments. »

Houck fit encore part de sa nomination aux autres évêques. Celui d’Ypres, dont il prétendait avoir reçu l’approbation, ne daigna pas mémo lui répondre,

(l) Rcc. XIII, p. 286 .

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