NOUVEL ÉDIT
d’un scandale imaginaire. I/homme indiscret qui a prêté au dessein de l’artifice la considération d’une vertu plus simple que prudente, a été abandonné par ceux mêmes qui le regardaient comme leur maître. Nous n’avons eu tous, nous n’avons encore qu’un esprit et qu’un cœur; et, dans la crise qui nous est commune avec nos pasteurs et tous les vrais catholiques de ces provinces, nous osons le dire, notre foi se fortifie, notre courage se nourrit, notre résignation B6 consomme. Appelés par la voix de Dieu , autant que nous pouvons le distinguer, au service de ses autels, nous sommes disposés ou de languir tristement dans l’attente toujours reculée d’en approcher avec la pureté de la foi et la liberté du sacerdoce , ou d’en être, sans aucun espoir, repoussés à jamais par des mains profanes. »
Chaque évêque reçut une copie exacte de cette mémorable protostation, revêtue de la signature de tous les élèves des différents séminaires de Belgique.
Le gouvernement poursuivait toujours systématiquement son œuvre. Un nouvel édit impérial du 47 juillet (4), adressé aux états de Brabant, mit le comble à toutes les usurpations antérieures, et dépassa toutes celles qui avaient eu lieu jusqu’alors. L’empereur y faisait bien espérer quelque légère et insignifiante concession, comme, par exemple, celle de fixer à quatre ans au lieu de cinq la durée des cours théologiques; mais cela devait avoir lieu seulement lorsque la principale question sur laquelle tout reposait (savoir, si l’enseignement de cet institut était hétérodoxe) serait
(1) Rec. XII, p. 288-268; Vœu, p. 886-838.