IMPÉRIAL
décidée. L’empereur, disait l’édit, nè permettrait jamais que ses institutions fussent rendues suspectes au moyen d’imputations méchamment répandues par le clergé, d’autant plus que ces calomnies pourraient tout aussi facilement atteindre l’enseignement théologique des autres parties de l’empire , et faire croire que les Pays-Bas étaient seuls en possession de la vraie foi, et avaient reçu mission de la sauver dans les autres provinces, où elle était en danger; et que les principes de notre sainte religion et les droits des évêques en Belgique étaient différents de ceux qui existaient dans les autres États de S. M., notamment dans l’Allemagne, la Hongrie, la Bobômo, l’Italie, etc. ; qu’il était donc temps de détromper sur ce point l’esprit public et de dévoiler cette ignominieuse intrigue sacerdotale, dans laquelle on avait enveloppé un peuplo ignorant et crédule. Pour atteindre ce but par le moyen des évêques eux-mêmes, et pour déjouer ainsi leur opposition, on priait le cardinal et les autres évêques de se rendre à Louvain pour y examiner l’orthodoxie de l’enseignement , et constater les erreurs qu’il renfermait, s’il y avait lieu; parce que (ainsi encore s’exprimait l’édit) l’empereur était fermement résolu de mettre un terme aux clameurs des évêques, et, après avoir épuisé ce dernier moyeu, de leur imposer, s’il ne siTfûsait pas, un perpétuel silence au sujet des dangers imaginaires qu’ils rêvaient sans cesse pour la cause de la religion, et de considérer enfin comme un outrage énorme toute réclamation ultérieure de leur part. Au reste, S. M. persistait invariablement dans les résolutions suivantes, savoir :
i° Qu'il ne pût exister d’études théologiques hors