‹ Jean Henri comte de Frankenberg, cardinal archevêque de Malines ... et sa lutte pour la libertéChapitre 33 sur 58 · LE^TTRE DES ÉLÈVES · texte numérisé non relu

LE^TTRE DES ÉLÈVES

bruits calomnieux qu^on avait à dessein et ^ans raison répandus contre lui.

Ce bruit remplit d'une terreur profonde tous les jeunes théologiens et séminaristes de Belgique , et ils en exprimèrent leur douleur dans une lettre adressée 9u cardinal et à tout Tépiscopat de la province le \ 8 juillet, les conjurant d^employer tous leurs efforts aBn qu'ils nç fussent plus dorénavant obligés do remettre les pieds dans cet institut (1).

(c Messeigneurs, » disent-ils ^ « au sein de raff)iction et de la terreur, un nouvel effroi vient de saisir les candidats du saoèïdoce. Le bruit se répand que des prélats étrangers vont arriver dans ce pays pour accréditer, par leurs suffrages, des nouveautés odieuses, et affaiblir, s'il est possible, la résistance qqe nos pasteurs et pères en Jésus-Christ ont jusqu'ici opposée aux ennemis de l'Église.

« Soit que ce bruit ait de la réalité, soit que ce soit un de ces artifices familiers aux hommes dont nous sopimes depuis longtemps le jouet et la victime, nous avons cru devoir porter ces nouvelles alarmes à la connaissance de ceux dont la vigilance et la fermeté peuvent seules les dissiper.

« Le projet d'anéantir la foi de nos pères n'est plus douteux : quels que soient les moyens qu'on imagine successivement pour le faire réussir, il existe; il est dévoilé d'une manière si lumineuse et en même temps si effrayante, que toute délibération, toute incertitude doit cesser à cet égard.

(c Le gouvernement lui-même nous en donne I9

(1) Rec. XII, p. 270 à 276; Vœu» p. 816-323.

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