‹ Jean Henri comte de Frankenberg, cardinal archevêque de Malines ... et sa lutte pour la libertéChapitre 35 sur 58 · AUX ÉTATS · texte numérisé non relu

AUX ÉTATS

seul évéque réforme tonte TÉglise. A Ems, quatre archevêques allemands bouleversent la hiérarchie de fond en comble, élèvent la dignité de métropolitain (dignité arbitraire et d'institution humaine) au-dessus de la divine primauté du chef de l'Église, abrogent les lois de l'Église universelle, défont le concile de Trente, et tracent le plan d^un schisme odieux.

c( Mais ne cherchons pas au loin des preuves de la fatale conspiration contre l'Épouse de Jésus-Christ. En faut-il une autre que ce qui se passe sous nos yeux : l'opiniâtreté avec laquelle quelques personnes en autorité luttent depuis deux ans contre tgute la nation, contre tous les ordres de l'État, méprisent les représentations les plus augustes, les plus touchantes, ou défendent même d'en faire ; opposant l'appareil militaire à des raisonnements quelconques; décernant la spoliation, l'exil, la prison à quiconque n'abjure pas, avec la liberté et les droits de citoyen, ^es anciennes et plus chères maximes? Non, ce n'est point ici un écart passager et local des instruments de la puissance : tout démontre la roideur dé l'esprit de système et l'acharnement des conjurations.

<c Pour nous, objet immédiat et direct de ces funestes innovations, nous y avons trouvé une portion partir culière d'épreuves et de souffrances. Dispersés, emprisonnés, dégradés, injuriés^ menacés, nous avons^ avec l'aide de celui qui aime les petits et fortifie les faibles, persévéré dans la fidélité que nous devons à Dieu, à son Église, à la patrie, à nos pasteurs. Il ne s'est point trouvé d'apostat parmi nous ; ceux qui ont paru l'être étaient des mercenaires soudoyés par nos ennemis, pour donner au public ignorant le spectacle

198 IfOUVEl ÉDÎT

d^n scandfiile imaginaire. L'homràe indiscret qnî a prêté att dessein de Tartifice la considération d'une vertu plus simple que prudente, a été abandonné par ceux, mêmes qui le regardaient comme leur maître. Nous n'avons eu tous, nous n'avons encore qu'un esprit et qu'un cœur; et, dans la crise qui nous est commune avec nos pasteurs et tous les vrais catholiques de ces provinces, nous osons le dire, notre foi se fortifie, notre courage se nourrit, notre résignation se consomme. Appelés par la voix de Dieu , autant que nous pouvons le distinguer, au service de ses antels, nous sommes disposés ou de languii^irîstement dans l'attente toujours reculée d'en approcher avec la pureté de la foi et la liberté du sacerdoce , ou d'en être, sans auôun espoir, repousses à jamais par dee mains profanes. »

Chaque évêque reçut une copie exacte de cette mémorable protestation, revêlue *de la signature de tous les élèves des différents séminaires de Belgique.

Le gouvernement poursuivait toujours systématiquement son œuvre. Un nouvel édit impérial du 17 juillet (1), adressé aux états de Brabant, mit le comble à toutes les usurpations antérieures, et dépassa toutes celles qui avaient eu lieu jusqu'alors. L'empereur y faisait bien espérer quelque légère et insignifiante concession, comme, par exemple, celle de fixer à quatre an^ au lieu de cinq la durée des cours théologiques; mais cela devait avoir lieu seulement lorsqtie la prin* cipàle question sur laquelle tout reposait (savoir, si l'enseignement de cet institut était hétérodoxe) serait

(1) Bec. Xn, p. 288-258; Vœn, p. 386-338.

tMPËMAL. fô9

(lécWée. L'cmperetir, disait redit, t\è pôfmetti*âît jV mais qd6 fled institutionè fussent renddôs êuspedted au moyen d'imputations méchamment répanduêsi pat* Id ûlergé, d'autant plus que ces cal omnieà pourraient tout auiel facilement atteindre renseignement théôlogique dès autres parties de l'empire , et faire croire que lest Plays^Bad étaient seuls en possession de la vraie foi^ et avaient reçu mission de la sauver dans les autfeft provinces, où elle était en danger; et que le^ principes de notre sainte religion et les droits des évéques en Belgique étaient diiTérents de ceux qui existaient dans les autres États de S. M., notamment dans rAllemagne, la Hongrie, la Bohême, Tltalie, etc. ) qu'il était donc temps de détromper sur ce point Tesprit public et de dévoiler cette ignominieuse intrigue sacerdotitle , dans laquelle on avait enveloppé un peuple ignorant et cré-» dule. Pour atteindre ce but par le moyen des évêques eux-mêmes, et pour déjouer ainsi leyr opposition, on priait le cardinal et les autres éyêques de se rendre, à Louvain pour y examiner Torlhodoxie de renseigne* ment , et constater les erreurs qu'il renfermait, s'il y avait lieu ; parce que (ainsi encore s'exprimait 1-édit) Tempereur était fermement résolu de mettre un ternie aux clameurs des évêques, et, après avoir épuisé ce dernier moyeu, de leur imposer, s'il ne suffisait pas, un perpétuel silence au sujet des dangers imaginairea qu'ils rêvaient sans cesse pour la cause de la religion^ et de considérer enfin comme un outrage énorme toute réclamation ultérieure de leur part. Au reste, S. U. persistait invariablement (ians les résolutions suivantes, savoir ;

1"" Qu'il ne pût exister d^ études théologiquos hors

SOO ÉDIT IMPERIAL.

du séminaire général, et que les évéques qui réckmaient le droit de les enseigner dans leurs séminaires particuliers 9 n'en jouissent pas davantage présente* ment que lorsqu'en l'année 1586 ils avaient envoyé leurs séminaristes à Louvain pour la première fois; ni plus que le$ archevêques électeurs de Trêves et de Cologne, le prince évéque de Liège et les évéques de Tournai et de Gand, de même que tous ceux des pays héréditaires d'Allemagne, de Hongrie et d'Italie, qui ne regardaient pas renseignement de la théologiedans lears séminaires comme une propriété dont la jouissance fût inséparable de Tépiscopat (1).

2^ Qu'il ne serait permis de conférer le sacerdoce qu'à ceux qui auraient fait leurs éludes au séminaire général, et qui, ensuite, auraient été examinés et ap« prouvés par leurs évéques.

(l) Loin de nous la pensée de critiquer la conduite des adoiirables prélats belges ! mais nous nous permettrons ici, à l'occasion de cette résolution de l'empereur, deux réflexions qui nous sera- Ment la conséquence logique des faits, let que devraient toujours avoir présentes à leur pensée les catholiques dans les cas de conflit avec le pouvoir civil : PII est bien plus difûcile de résister à un second empiétement qu'à un premier; 2^ celui qui se montre faible dans la cause de Dieu, rend )a position des autres plus difficile encore. Si les évéques belges se fussent refusés dès la première fois à l'Injuste demande qui leur était faite, ils n'eussent pas eu autant de peine à remporter la victoire; si les évéques des autres provinces de Tempire eussent en Ténergie désirable, la situation de leurs confrères de Belgique eût été moins terrible. Dans cette double hypothèse, le gouvernement de l'empereur lui-même y eût gagné une honte de moins, et sans doute une province de plus. Condescendre aux injustices d'un pouvoir oppresseur, c'est laisser un insensé saisir par la lame une arme emp(risonnée. {Jfote du tradMcteur.)

LETTRE I>E PRiJIKENBEBG. 201

' Qoant à cette dernière disposition qui donnait aux évéquesie droit apparent de pouvoir examiner les» élèves formés an séminaire général, elle n'était qu'un pîége grossier où l'on voulait les prendre, afin de le$ engager dans une voie de concession , et une dérision évidente et amère de leur puissance et de leur autorité. SI, en effet, nul élève ne pouvait, à moins d'avoir été élevé dans cet institut , prétendre au sacerdoce , les éyéques se trouvaient par là même placés dans Talternative également inacceptable, ou de les repousser tous, ce à quoi le gouvernement n'eût jamais consenti,, eu de les approuver tous , ce que ne leur permettait pas leur conscience.

Ce fut donc avec raison que le vénérable cardinal répondit, le 19 juillet, à cette dépêche vraiment révoltante, par une lettre adressée à,LL. ÂÂ. RR., et conçue en ces termes (1 ) :

tf Madame , Monseigneur, je ne saurais dissimuler à W. AA. RR. la douleur que j'ai ressentie en lisant, dans la dépêche qui m'a été adressée en date du 17 juillet de cette année, et qui, rendue publique par L'impression, se^ trouve entre les mains de tout le monde, que les représentations aussi fondées que res^ pectueuses des évêques sont taxées dopinidlreté, cPentétementj et de clameurs propres à exciter dans F esprit du peuple des méfiances sur les intentions de S. M., et à mettre tout le monde en mous^ment; tandis que les évêques ont tous constamment protesté qu'ils n'ont jamais douté de la droiture des intentions de Sa Majesté, et que, se trouvant dans ^obligation in-^

(f) Bec. XII, p. 359 et sniv. ; Yoëti, p. 899-347.

90S LSTtnt!

diepensabte de mettre sous les yétiit de leur sdtttéMda }e danger évident d'une seule et unique école de théologie, les préjudices affligeants portés aux droiU essentiels et inhérents à Tépiscopat qui en résulte* raient^ et leur devoir de conserver et de soutenir ees droits inaUénables de leurs sièges, en vertu de lenr serment, ils ont toujours pris avec confiance leur tràshumble recours à Sa Majesté par les voies ot^dinaires de son gouvernement, exemptes certainement de tôat danger de causer du trouble ou de rémotîôn dans le peuple; de sorte que j'ose espérer que Sa Majesté,^ en rendant à cet égard justice aux évéques, voudra biea exiger des auteurs de pareilles calomnies des preuves d-une imputation aussi hasardée qu'odieuse.

« De ces représentations des évéques, il est constaté qu'ils ne sont point convaincus que le seul point sur lequel tout roule se réduit uniquement à In question : Si la doctrine qu-on doit enseigner aux théologiens dans le séminaire généml est orthodoxe ou non. Cette question d^ailleurs ne pourrait jamais être décidée par un séjour passager des évéques à Louvain , ni par leur présence à quelques leçons, ce qui (outre qu'il ne parait guère convenable à leur dignité) ne suffirait pas pour les rassurer sur l'avenir, et pour calmer les justes alarmes que leur ont causées certaines tbèseâ publiquement soutenues par des théologiens du séminaire, de Pavie (qui doit servir de modèle à celui de Louvain), et qui ont été insérées dans quelques feuilles publiques 4 thèses qui renferment nombre de propositions équivoques^ suspectes, et môme condamnées, à l'égard desquelles il serait impossible aux évéques de se laisser imposa un silence perpétuel^ trop oon-

DE FAAm(ei<BERG. SOS

traire au* devoirs essentiels et principaux de leur ministère, qui les oblige de préserver leur troupeau, notiseulémenl de toute doctrine ouvertement hétérodoxe ou formellement hérétique, mais aussi de ces opinions dangereuses, tendantes au schisme, et qui, par leur Twuçeauté et leur hardiesse , ne sont propres qu'à exciter des troubles et dès dissensions daiis l'Église. Une décision si importante ne saurait donc tomber sut* quelques leçons passagères, qu'ion aurait soin sans doute de diriger de façon qu'on n'y trouverait rien à redresser : elle devrait plutôt avoir pour objet les livres et les auteurs dont on tirera le corps de la doctrine. A savoir après cela qui devrait porter làdessus un jugement définitif? Ce ne serait point cer^ tainement l'autorité civile ; renseignement de la religion ne lui étant point soumis, il' faudrait donc pour cela un concile provincial ou national de rÊglîse de Belgique, ou bien en dernier ressort le jugement du saint-siège y comme le centre de V unité et le souverain juge de toute controverse en matière de foi; et il ne ftidt aucunement douter que les évéques n^acceptent volontiers l'un ou l'autre de ces deux moyçns pour terminer la difficulté.

« Mais, indépendamment des dangers de la doctrine, qui seront toujours inévitables dans le plan d'une seule et unique école de théologie, et en la supposant même parfaitement orthodoxe, le point capital de toutes le^ réclamations des évéques ne porte point uniquement sur la pureté de la doctrine, mais bien plus encore sur la vérité et la solidité des principes suivants^ que j*ose mettre de nouveau en abrégé sous les yeux de W. AA. RR., avec d'autant plus de confiance que

Sa Majesté elle-même, dans la susdite dépédie, dé* sire que les éiféques lui communiquent leurs lumières sur ce qiiils auraient trouvé n'être pa^ exactement conforme aux vrais principes de l'Église^ Ges priivcipes sont :

ff 1^ Que Jésus-Christ n'a donné sa mission pour tout ce qui concerne la religion qu'à saint Pierre, aux apôtres et à leurs successeurs^ et non pas aux princes de la terre ^ et que par conséquent il ne peut appartenir à l'autorité souveraine d'ériger, d'organiser et d'àdoiinistrer une école où soit enseignée la science de la religion, à ceux surtout qui se destinent à la cure d'âmes et au saint ministère, puisqu'alors une telfe école, faute de mission légitime, ne dériverait plus de cette source divine et unique, d'où doit sortir tout raseignement des vérités de la religion.

« 2^ Que bien moins encore cette même autorité, pour favoriser cette nouvelle institution, pourrait abolir les écoles de théologie dans les séminaires épiscopaux, institués et administrés en tout temps par l'jiu* torité de l'Eglise, et dont Tnsage constant, qui date de la plus haute antiquité, a été renouvelé et cbn« firme par le concile sacré de Trente; ce qqi forme pour le droit des évéques une possession légitime, incontestable et immémoriale.

(c 3® Que le plan du séminaire général vise à reih» verser tous les droits du sacerdoce et de Vépiscopal, en réduisant tout le ministère des évéques, quant à l'enseignement, d'actif qu'il est essentiellement , à une influence purement passive^ inopérante et inefficace^ et en faisant des juges de la doctrine de simples surveillant? et des délateurs de l'erreur à la puissance

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séculière, dont il ne leur est pas permis de reconnaître le tribunal comme compétent sur ce point.

a 4® Que ce plan confondrait l'ordre hiérarchique établi dans TÉglise, autorisant les évêques à surveiller la doctrine dans le diocèse de Malines, où le séminaire général se trouverait, et d'y redresser par eux-mêmes les professeurs qui s'écarteraient de la vérité, tandis qu^un tel droit ne peut appartenir à l'ordinaire seul^ les autres évêques ne pouvant exercer aucun acte de juridiction hors des limites de leur diocèse, excepté dans le cas d'un concile canoniquement convoqué. D*un autre côté, en conservant à l'archevêque de Malines son droit, on blesserait la juridiction des autres évêques, qui, obligés d'envoyer leurs étudiants en théologie à Louvain, hors de leur diocèse, ne pourraient plus juger par eux-mêmes de la doctrine qu'on leur enseignerait.

« S° Qu'enfin les évêques ne peuvent concourir à un établissement qui les priverait du droit radical, et inséparable de Tépiscopat, d'enseigner la science de la religion dans toute l'étendue de leurs diocèses, et qui détruirait en même temps leurs séminaires, fondés pour la plupart par la générosité de leurs prédécesseurs, pour l'avantage de leurs diocésains; sur lesquels les chapitres de leurs cathédrales, aussi bien que les boursiers qui y étaient entretenus dans leur propre pays, à portée de leurs parents, ont des droits incontestables, que les évêques, à leur sacre et en prenant possession de leurs sièges, ont promis de conserver et de soutenir, sous serment.

(K Ce sont là les principaux obstacles (et non pas uniquement le danger de la doctrine) qui empêchent

les évoques de concourir à rétablissement du séminaire général, auquel ils ne pourraient se prêter sans se laisser enlever le dépôt sacré de la foi qui leur a été con&é , et le transmettre à la puissance séculière sans renoncer par ce fait au droit de renseignement, qui est inhérent à Tépiscopat, et sans se rendre coupables envers leurs églises et leurs successeurs, en ne leur conservant pas des droits et des prérogatives qu'ils ont juré de maintenir.

« Quant à la conduite que les évêques des provinces de Belgique ont tenue, l'année 1786, à l'égard du séminaire général , en y envoyant leurs élèves en théologie; cette conduite est d^abord une preuve de leur empressement à aller au-devant des intentions de Sa Majesté, dont on pressait alors vivement l'exécution, ce qui produisit en eux une espèce de pe^ plexité qui les empêcha de faire au même instant toutes les réflexions dont la malière était susceptible; et ils se bornèrent uniquement pour lors à la recherche des moyens d'assurer la pureté de la doctrine, moyens que, selon la lettre que M. le comte de Belgiojoso m'avait adressée, ils crurent avoir trouvés dans l'influence qu'on leur promettait dans cette lettre, nonseulement sur l'enseignement, mais sur toute l'administration de cet établissement, qui, conformément à l'édit même, semblait devoir se faire par le concours des deux puissances et l'agrégation volontaire des évêques.

«Mais Texpérience ne tarda pas à leur montrer que la puissance civile ne l'entendait pas ainsi; qu'au contraire les droits inaliénables du sacerdoce y étaient compromis, puisque tout cet établissemeat, l^enseigne-

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ment y compris y devait être dirigé et administré pjir la seuk autorité souveraine, en ne laissant auk évoques qu'une surveillance qu'on paraissait açcordQr également à tous les fidèles^ aussi intéressés^ disait^on^ que les évéques^ a ce quon ner^eigriàt point C erreur^ On commença bientôt à débiter des définitions m>wvelles et inusitées^ et des propositions équix^oques^ qui firent craindre qu'on ne voulût renouveler la doctrine d'uQC secte qui avait causé autrefois tant de troubles dans ce pays : de là résulta une aversion générale du clergé et du peuple pour cet établissement, qui occasionna une multitude de réclamations et de représentations de tou3 les ordres de l'État, qui y remarquèrent des dangers de toute espèce, et qui le regardèrent même comme impossible dans le principe aussi bien que dans le fait. Il n'eist donc pas surprenant que le& évêques des Pays-Bas^ après avoir donné des preuves de leur déférence aux volontés de Sa Majesté, n'aient pas pu, dans la suite, prêter leur concours à cet établissement, qui était devenu visiblement préjudiciable à leurs droits, et un objet d^aversion pour toute la nation n

tf Quant à moi, je n'ai aucune difficulté d^avouer que les différentes représentations des évêques, des états et des chapitres de ces provinces m'ont fait faire plusieurs réflexions essentielles qui m^avaient échappé^ en me mettant sous les yeux des devoirs indispensables de mon miaistère à remplir et des droits inaliénables à soutenir; d'où/Vz/ tiré une entière com^iction, et la plus intime persuasion de ma conscience, que, malgré mon désir sincère de témoigner en toute occasion à $a Majesté la plus parfaite soumission à ses ordres.

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