‹ Jean Henri comte de Frankenberg, cardinal archevêque de Malines ... et sa lutte pour la libertéChapitre 36 sur 58 · VIOLENCES · texte numérisé non relu

VIOLENCES

je ne poimxiis pas y sans manquer à ce que je dois a Dieu, à V Église et à mon siège, concourir à rétabUs' sèment du séminaire général, dans lequel ^ comme je crois l'avoir prouvé, je trouve éi^idemment des dangers réels pour la doctrine, des préjudices considérables aux droits des évoques , et une opposition manifeste aux serments que j'ai prêtés.

« J'espère que VV. AA. RR. daigneront déposer aux pieds de Sa Majesté les regrets les pluâ virs, que je ressens plus que je ne le puis exprimer, de ce que ma conscience (que je suis incapable de faire servir de prétexte) ne me permet pas de seconder sur cet objet les intentions de Sa Majesté, comme je le désirerais du fond de mon àme. »

Le gouvernement ne se laissait pas encore ébranler, et poursuivait avec ardeur la construction des édifices du séminaire général. En attendant qu'ils fussent terminés, il donna le dernier coup à l'université de Louvain, et en opéra la complète suppression. A la place du respectable recteur, Tabbé Henri Clavers, fut mis un certain M. de Lempoel, homme entièrement adonné à la secte ; on ordonna aux anciens professeurs de se soumettre à lui, et, sur leur refus, ils furent menacés d'emprisonnement. Afin d'échapper à de mauvais traitements plus grands encore, ils préférèrent chercher un asile à l'étranger; et Clavers fut, par une condamnation publique, exilé pour dix ans, avec défense de mettre les pieds dans aucun des États héréditaires de Tempereur.

Après de semblables préparatifs , il n'y avait plus qu'à couronner l'œuvre par une violence à main armée, et c'est ce qui eut lieu. Des commissaires impé-

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