NOUVELLES
riaux se rendirent , accompagnés de soldats d'infanterie et de cavalerie, et même de pièces de canon , dans les séminaires épiscopafux, et forcèrent les élèves, an nom du gouvernement, de les quitter encore, pour se rendre immédiatement au séminaire général de Louvain.
On en vint partout à Teffusion du sang , particulièrement à Malines et à Anvers. Les séminaristes refusèrent de se soumettre aux ordres du gouvernement, et de quitter leurs séminaires. Toute la bourgeoisie et
le peuple en masse prirent leur parti , et repoussèrent à coups de pierres les soldats , lorsque ceux-ci voulurent pénétrer dans les séminaires et en arracher de vive force les élèves. On fit feu sur le peuple, et il y eut quelques morts et un grand nombre de blessés. A Malines, on aurait répandu un fleuve de sang, si le cardinal ne se fût interposé à temps , et n'eût conseillé aux élèves de quitter pour un temps le séminaire et de se retirer dans des maisons privées. M. Stassart, l'exéeuteor des ordres du gouvernement , courut risque dé perdre la vie, et fut obligé de chercher son salut dans la fuite, pendant Tobscurité de la nuit. A Anvers , la scène fut encore plus sanglante. L'évéque avait fait rédiger par un notaire public et par-devant témoins une protestation solennelle contre ces actes de violence sauvage ; mais cette protestation demeura sans eflet , et le notaire et les témoins furent, sans autre forme de procès , aifêlés et conduits à la forteresse. Plusieuré centaines de bourgeois furent saisis également et jetés dans des cachots; mais on les relâcha quelques jours après, de peur d'exciter un soulèvement général parmi le peuple.
1^ I U PROTESTATiOIS
. Uqe alarnie universelle s'eiDpara (}e toule la nalioQ, ea f^o0 de ces odieux attentats , et elle, protesta d'pqe manière 9Q^si touchante que pleine de graves en&eigQe^ ments (1). a Nou^ protestons , » disent-ils entre autre» choses, }> en sens contraire contre la circulation libra, protégée, autorisée, encouragée, des libelles infâipes et iq[)pie8 qui désolent la religion, corrompent les mœurs, calomnient les personnes les plus vertueuses et les ploa respectables f
cç Nous protestons contre tout projet de schisme et de séparation d^avec le souverain pontife, chef et centre de l'Église universelle; contre rexjl toujours subsistant du nonce apostolique; contre l'existence de l'autorité profane en matières spirituelles ; contre tout ce qui tend à dénaturer la religion, et à faire de cette divine consolation des hommes le jouet de Tignoranoe Qu de la méchanceté.
« ^ous protestons contre la lecture des placards dans les églises , la substitution des ordonnance^ à la parole de Dieu , la métamorphose des ministres sacrai en crieurs publics ; abus détestables qui , avec le mépris des temples et des saints mystères, entraînent l'ignorance du peuple et la chute de l'instruction chré* tienne ) abus postérieurement modifiés d^une manière illusoire, et qui laissent toujours l'étendue du mal dans l'arbitraire volonté du gouvernement.
« Nous protestons contre l'école publique de séduO" tion appelée séminaire général ; contre la vié^lence faite à la jeunesse pour l'y faire entrer; contre l'état, de détresse , de perplexité et d'effroi où est réduite de-
(1) Rec. Xin, p. 227suiy.
DBS BBLGBft. SU
puig deux oenis ans cette chère partie de nos en&nls , mêlanl leurs larmes avec celles de leurs pères, et unis» saut leurs réciamations avec belles de leurs évéques , sans d'autre eff^t que d^élargir le gouffre qui doit tes dévorer, r . ■ ' ■ ■ '
a Nous proteatops contre la suppression des sémit» naires épiscopaux ; contre l'invasion de \^ propriété la plus sacrée, la plus inviolable; propriété sur laquelle le diocèse entier a des droits imprescriptibles; propriété esBentiellement inhérente à Pépiscopaty à laquelle l'en véque ne peut renoncer en aucun temps , mais moins que jamais quand la religion est en danger, que l'erreur et le schisme se montrent de toute3 parts.
9 Nous protestons contre la dépêche toute réceuta du 17 juillet, qui envoie nos évéques, comme autant de badauds^ au scandaleux spectacle du prétendu se» Bdinaire, pour y être les auditeurs des aventuriers suba^ titués aux professeurs légitimes, et recevoir ensuite Tordre d'un silence perpétuel; dépêche étonnante pour le fond et la forme, que la postérité ne croira point avoir jamais existé, et que la génération aotueU^dea chrétiens croit être prise dans les annales du suoceiisettr de Constance.
a Nous protestons contre la dispersion i dislocation , destruction de l'ancienne , illustre et orthodoxe uni? versité de Loi^vain ; contre l'oppression des plus res« pectables membres ; contre toutes les scènes de violencd et de perséeulion qui désolent ce paisible séjour des sciences ; contre tous les projets de réforme qui tendent à corrompre renseignement de cette écote célèbre, doi» venue odieuse préciséu^nt ppur avoir été constammeqt. parmi Aoufi^ s§|pn la lémoiga^iga da 4au:i^ papas at