TABLEAU DE L*ÉPOQUE. — LE CARDINAL DE FRAMKENBERG
Alliance du fébronianisme ayec le rationalisme , la franc-maçonnerie et rilluminisme, contre TËglise catholique. —Victoire de cette secte à Vienne, et Joseph II son instrument. — L'empereur prohibe la bulle Unigenitus, et lance son édit de tolérance. — Effet de ces mesures. — Attitude astucieuse du protestantisme en cette circonstance. — Noble
conduite des évèques belges Nouveaux efforts des illuminés pour
décatholiciser l'Église d'Allemagne — Us tâchent d'empoisonner l'enseignement de la jeunesse ecclésiastique et laïque — Joseph II, au préjudice des droits des évêques, investit l'État de celui de donner l'enseignement aux jeunes gens, tant ecclésiastiques que séculiers. — Suppression des séminaires épiscopaux , et érection des séminaires généraux. — Triomphe de l'incrédulité parmi le clergé catholique d'Allemagne — Attitudes diverses prises par l'épiscopal de Belgique et d'Allemagne en présence des séminaires généraux. — Le cardinal de Frankenberg. — Esquisse de sa vie 23
CHAPITEE II.
PREMIÈRE OUVERTURE DU SÉMINAIRE GÉNÉRAL k LOUVAIN, ET SA PROMPTE
DISSOLUTION (16 octobre 1786 — 25 janvier 1787).
Constitution de la Belgique, appelée Joyeuse en ^r^.— Joseph II annonce (15 mars 1786) sa résolution d'ériger des séminaires généraux pour cette province; surprise générale à cette nouvelle. — Le cardinal (15 mars et 16 mai) proteste, comme aussi (31 mai) l'évéque d*Anvers, ainsi que le haut conseil de Flandre. — Édit impérial (16 octobre) au sujet des séminaires généraux de Louvain et de Luxembourg. ^ Protestation du cardinal (11 novembre), des évoques d'Anvers et de Namur (16 novembre), et du conseil de Flandre (17 novembre). — Réponse du ministre plénipotentiaire de Belgique (25 novembre). — On se hâte de terminer la construction du séminaire de Louvain. — Arrivée du recteur et des autres supérieurs du séminaire général. — Commission ecclésiastique ; son esprit et ses attributions — Le Plat. — Les gouver-
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neurs généraux de Belgique, et leur attitude Tis-à-visde la commission ecclésiastique. -*> l£s Botiye(uix profai&setirs 4q Louyain, et leur doctrine. — Allégresse des protestants au sujet de ces nominations. — L'abbé Stôger, de Vienne^ incrédule et espèce de bouffon, devient premier recteur du séminaire général, et doyen de la faculté de théologie.
— Arrivée des séminaristes à Louvain (15 novembre), et ouverture des cours théologiques — Sage mesure du cardinal et de l'évéque de Gand déjouée par Tabbé Stôger. ^ Le cardinal assiste à l'ouverture de ce cours ; mécontentement universel apaisé par lui. — Doctrine impie de Tabbé Stôger et de ses collègues, et leur conduite scandaleuse à l'égard des élèves. — Esprit abominable des professeurs. — Indigaation unanime et révolte des séminaristes, réprimée par la force armée. — Fuite des séminaristes (mi-janvier 1787), et fermeture du séminaire général.
— Plan des séminaires généraux, et esprit impie dans lequel ils furent établis 19